NOS ARTISTES

 

 

- L'amitié -

Il est bon de traiter l'amitié comme les vins et de se méfier des mélanges! "Colette"

Ne dîtes jamais du mal de vous, vos amis s'en chargeront à l'envi! "Talleyrand"

Un ami sûr se révèle dans l'adversité! "Cicéron"

Celui qui n'est plus ton ami ne l'a jamais été! "Aristote"

 

 Toutes les phrases en "Rouge et entre guillemets" sont des titres ou des paroles de chansons

ce texte n'est pas du tout autobiographique, il a été écrit au hasard des titres de mon dossier "musique"

 

 

                                          "L'Hymne à l'amour" 

 

"Il était une fois nous deux". "C'était écrit", c'était "un été de porcelaine" au "sud", "au pays de notre enfance" pendant  "nos jeunes années" ; c'était "le temps de l'amour", et "un ange a frappé à ma porte", tu es "venu me chercher", j'étais "seule" ; , "que l'amour était violent", "c'était la vie qui voulait ça", "j'aurais voulu arrêter le temps" mais!.

"Je suis malade! complètement malade!.", je vais mourir, "mourir d'aimer", "mourir demain", "d'amour le mieux" ; "sur ma vie", "non je n'avais rien oublié." nous étions comme "deux enfants au soleil", "je n'avais pas les yeux révolver", ni, "couleur menthe à l'eau" ni, "le coeur grenadine" je n'avais pas fait "le premier pas", tu me disais "qu'est-ce que tu es belle!", c'"était extra" ; et j'aurais voulu te crier "ne me quittes pas" mais je n'étais "pas libre dans ma tête", "déracinée".

"Alors que l'on s'est tant aimés" malgré cela..."je vais me laisser aller" et "pleurer au creux de ton épaule.", "nous les amoureux !",nous allons boire à "la fontaine des amours" nous allons nous "enchaîner", "les feuilles mortes" recouvriront mes cendres... je serai une "étrangère au paradis", "plus près des étoiles"

et pour toi!  "ça va s' arranger", "avec le temps", "tu m'oublieras ", tu zapperas "nos tendres années." ;  puis, tu sais! "il n'y a pas d'amour heureux" et,  "l'amour c'est comme un jour...", Je vais "m'arrêter là",  tu ne "penseras plus à moi" ; "retiens ta nuit" pour "chanter pour moi ",  "requiem pour une folle" de toi!...."toi, qui ne changes pas",  "tu vas être libre dans ta tête",  "et un jour une femme" me remplacera "Marie-Christine", "Marie", "Gabrielle"...ou "Laura",  "aque je t'ai aimé!" ; "je ne serai plus là",  "pense plus à moi"  "dors!!".

Moi!...c'était "à la vie à la mort", on deviendra "des légendes",  comme "Romeo et Juliette", tu ne pourras plus "allumer le feu", et! "ma vérité!",  c'est que "je t'aime à mourir"  je n'aurai pas connu "l'amour avec toi" "dans ta maison vide"...tu ne chanteras plus "les mots bleus" tu trouveras "l'or du temps".

"je t'ai aimé à la folie" et "toi, tu as rendu la femme belle", "rien ne valait nous". Ne me dis pas "si toi aussi tu m'abandonnes", "là où j'irai" tu ne pourras pas me suivre.

 "et puis on s'aperçoit que de rester ça n'sert à rien" ; "Pardon"  si j'ai perdu "l'envie d'avoir envie" à cause de "nos rendez-vous manqués",  "sag warum"?

Nous, c'était "une historia importante", "cosas de la vida",  "l'amour fou",  "l'amour existait encore" nous étions "les rois du monde" ;  de toutes les façons, nous "irons tous au paradis".

Tu cueilleras une "petite fleur", "un tout petit coquelicot" que tu jetteras dans notre "Méditerranée"

Tu repenseras à "ta jeunesse" avec de "la tendresse". "salut!".  "Cathy" 

Estève 2009

D'après les chansons de : Johnny, Sardou, Aznavour, Lama, Shumann, Compagnons de la chanson, Bechet, Mouloudji, Rossi, Camillo,  Brel, Ferrer, Cabrel, N.St Pier, Hardi, Becaud, Garou, Deguelt, Barriere, Anthony, Dalida, piaf, JC.Pascal, Dumont, Montand, Pagny, Donnat, Brassens, Nougaro, Barzotti, Cocchiante, Ramazzoti, Lasso, Dassin, Mitchel, Réggiani, Images, Voulzi, Lavoine, Schoenberg, Polnaref, Zenathi, Foly. etc....

 

 

Jean Laffargue

LA SOURCE

J
e me souviens d’un cabanon accroché entre montagne et mer,
Noyé dans les rues de mes rêves, au bout d’un chemin de terre…
Perdu la nuit sous les étoiles et le jour, écrasé de chaleur,
Pris dans les champs de coquelicots, serti dans un parterre de fleurs,
 Sur sa robe claire plus blanche que l’andalouse Espagne
Se penchent des ombres fugitives à demi nues que l’oubli éloigne.


Véranda immense à deux pas des galets sous l’ombre des pins,
Bercée par la rumeur des vagues, aquarelle échappée d’un écrin,
Autel de toutes les agapes autour d’une table en bois
Où braillaient des gamins coiffés de paille et plus fiers que des rois
Affairés aux desserts parfumés d’orange et de senteurs cannelles
Que, dominant le tumulte offrait une servante à la horde rebelle.


Plus haut coule une source glissant sur les cailloux
Éclaboussés de perles d’eau dans un murmure doux ;
De la terre un instant prisonnière elle s’évade aventurière
Et musarde à tâtons, déroulant son ruban de lumière,
Havre idyllique de paix et de fraîcheur,
Qui offre au vagabond son baiser rédempteur.

Lorsque le soir s’avance, la terre lourde de chaleur et d’éclat
S’apaise au vent du sud essoufflé et las ;
Sur l’écran infini de la mer le spectacle gigantesque
Des troupes de dauphins bondissants, évadés d’une fresque,
Viennent près du rivage avant de tirer révérence
Cabotins laissant la lune déposer son voile d’argent et de silence.

Bientôt septembre accrochera à la montagne ses premiers nuages

Distillant de l’automne, les odeurs d’herbes humides et sauvages…
Les volets tirés sur un départ qui éteint les lampes à huile
Recouvre d’oubli le parfum d’eucalyptus et le chant de la pluie sur les tuiles…
Je me souviens d’un cabanon accroché entre montagne et mer,
Noyé dans les rues de mes rêves, au bout d’un chemin de terre…
                                       A mon frère Pierre
                                     Hyères le 21 mai 2004 
                                      Juanico

                                                  

 

 

GUY SORIA

13 MAI 1958
MES AMIS POINT D'OUBLI
EN CE MOIS DE MARIE
NOUS ETIONS TOUS UNIS

LES ANNEES SONT PASSEES
LA VIE NOUS A SEPARES
MAIS 50 ANS APRES
NOUS N'AVONS PAS OUBLIE

UN DEMI SIECLE A SONNE
POUR NOUS C'EST HIER
NOUS AVIONS ESPERE
LE REVEIL FUT AMER

MES AMIS DE LA-BAS
MES AMIS D'AUTREFOIS
VOUS ETIEZ DU COMBAT
GARDEZ VOTRE FOI

VOTRE FOI A NOTRE VRAI PAYS
VOTRE FOI A NOS VALEURS
VOTRE FOI AU BONHEUR
VOTRE FOI EN NOTRE VRAIE "A L G E R I E "
GUY SORIA

 

 

 

Guy CONDET..

indolence
Sur la plage déserte en ce matin radieux
La paix et le silence enveloppent l'atmosphère
et la mer indolente rutile sous la lumière
Comme un lac d'argent calme et voluptueux
Parfois le cri braillard d'une mouette de passage
Dérange la quiétude qui règne sur le rivage
Tandis que me parvient le clapotis des ondes
Qui terminent sur la grève leur course vagabonde
Cette douce nonchalance qui envahit mon coeur
Soulage ma douleur, fruit d'une âme tourmentée
Que trouve dans ce refuge un moment de bonheur
Allongé sur le sable, sans angoisse ni chagrin
Je vis le temps présent, tout simplement heureux,
Délesté des soucis tissés par le d
estin.
     

Respectueux hommage 

Le souvenir fugace de mon vieux professeur qui enseignait les maths au lycée de la ville sortit tout récemment de ma boîte aux secrets. Je l'avais vu souvent quelques années plus tard Installé sur un banc dans un jardin public, les rides de son front portaient le témoignage de son action tenace pour semer le savoir dans nos têtes rétives, préférant à l'effort exigé par le maître, l'activité ludique. Mais cet homme vénérable avait cédé sa place lorsque l'horloge sonna le temps de la retraite. Les ans avaient vaincu cette volonté farouche tendue vers sa passion d'éduquer la jeunesse.
Il goûtait à la paix dans ce jardin fleuri peint de mille couleurs, égayé par le chant des oiseaux familiers  et les rires des enfants. Les vestiges romains jalonnant les allées, collectés lors des fouilles de l'antique Cirta lui rappelaient sans cesse la vanité des hommes que le temps abrasif érode à chaque instant. Voici longtemps déjà que cet homme respectable nous a fait ses adieux, emportant avec lui sans tambour ni trompette la marque indélébile du devoir accompli dans le zèle et l'honneur. J'aurais aimé m'asseoir sur ce banc du jardin à l'âge qu'il avait et que j'ai maintenant. Mais je ne connaîtrai pas le sort heureux d'Ulysse car un destin contraire m'a conduit à l'exil, m'éloignant à jamais de ma terre natale, foyer d'intolérance où l'amour est absent.  

            

 

Poème de Christiane Pitz Luglia de Kristel

Nuit d'été
Les étoiles s'accrochent une à une, moirées.
Et la lune changeante, mais toujours glacée,
Aux formes de croissant ou d'hostie géante,
S'amuse à regarder du haut d'un ciel basané,
La Terre couturée de mille fils d'acier.
La Terre, ma Terre !
Dans sa robe de bure râpeuse, rapiécée
En arlequin aime à se déguiser.
De mon oeil doré,
Par toutes les joies qu'elle sait me donner
Je la regarde, reposer.
Arlequin ! Viens, prends ma main !
Fais de moi la compagne de cette nuit d'été.
Broie cette chair humaine, onéreuse,
Fais-en mille poussières,
Qui viendront se confondre,
En ta robe de bure râpeuse, rapiécée !

Jocelyn PERPIGNAN

ORAN 1942/1962 -

Rivages d'Oranie:

Assis sur un rocher j'écoute bien souvent
L’enivrante chanson de la Mer et du vent.
La mer est à mes pieds, si bleue, belle et immense
Qu’elle me fait rêver : je la regarde et pense.
Elle étanche ma peine en douceur et sans peine
Quand parfois j’épanche ma douleur et l'entraîne !
Un vague murmure venant des vagues, oh !
Infini et vivant petit clapotis d'eau.

Monotone et prenant est son refrain qui traîne,
C'est la douce chanson d’invisibles sirènes.
Mais je regarde au sud, au-dessus de l’écume,
Une terre là-bas, apparaît dans la brume.
Cette mer caressant la côte d’Algérie
Vient rouler les galets de mon pays chéri.
C’est ma terre natale et c’était ma patrie :
Pour elle je n’avais que de l’idolâtrie !

C’est mon « Île » perdue, loin de moi, éthérée,
Ne sachant toujours pas si je la reverrai.
J’ai tout laissé là-bas, mes plus belles années
De l’autre côté de la Méditerranée !
Malgré qu’il m’ait trahi, malgré qu’il m’ait banni,
Je n’oublierai jamais mon pays d’Oranie.
Je n’oublierai jamais cette ville d’ORAN
Pour tous mes souvenirs, un hommage lui rends.

Je n’oublierai jamais son merveilleux rivage
Que j’ai souvent longé, à pieds ou à la nage :
De la ‘Pointe d’Aiguille’ aux criques de ‘kristel’,
Des genêts du ‘Cap Roux’ au plat de ‘Canastel’ ;
Des Falaises d’Oran aux mains de ‘Notre Dame’
Protégeant le ‘Vieux Port’ où j’ai fait de la rame ;
Du haut de ‘Santa Cruz’ aux jetées de "Kébir"
Enserrant dans ses bras sa rade et ses navires ;

Du "Fort de l'Escargot" au "Rocher de la Vieille"
Où le point de vue est une pure merveille :
La Corniche en lacets sur la route des plages,
Le chemin du bonheur, du soleil, du bronzage ;
Je n'oublierai jamais cette vue maritime :
Sa côte découpée dans sa beauté sublime !
Du sable de ‘Trouville’ humecté par la mer
Où le soleil et l’eau se mariaient à la terre ;

Des plages ‘d’Aïn el Turc’, au bout du ‘Cap Falcon’,
De ses sables dorés frôlés de mon balcon ;
De ses fenouils de sable aux asperges du Phare
Qu’un jour m’y promenant, j’ai trouvées par hasard !
Et puis ‘les Corales’, aussi ‘les Andalouses’,
Et toi belle ‘Île plane’ que la mer épouse !
Et vous ‘Les Habibas’ en face du ‘Cap blanc’,
Vous reverrai-je un jour et pour tout dire : quand ?

Alors ces souvenirs qui viennent m’assaillir
Me font tergiverser : l’aimer ou la haïr ? 
Car ayant tout perdu, de tout mon paradis,
Il ne me reste plus que son nom : ORAN !

MON  BEAU  PAYS  DU  NORD.  
        
  
Je suis, tels mes parents, fier d’être né au nord,
Un pays méconnu juste au bord de la mer ;
Un pays dénigré et mal aimé à tort
Et pourtant un pays si extraordinaire !
Son chef-d'oeuvre voulu, la nature l'a fait
En fusionnant si bien le ciel, la terre et l'eau ;
Et c'est du succès de ce mélange parfait
Que mon pays du nord un beau jour est éclos !

Falaises et rochers, galets et golfes roux,
Dunes et sables chauds, tapis d'or de nos plages,
Sont saupoudrés de blanc lorsque la mer s'échoue
Et sont alors unis en un beau mariage !
Le vent du nord qui vient de la mer nous est doux :
Ce n'est qu'un souffle court son flux nous atteignant,
Comparé à ces vents mauvais qui rendent fou :
Le Mistral de Marseille, l'Autan de Perpignan !

Le soleil au-dessus de mon pays du nord
Dirige notre vie par toute sa magie ;
Il réchauffe nos cœurs et envahit nos corps,
Il dope notre esprit et crée notre énergie !
Au plus chaud de l’été, il dore les moissons ;
Il fait mûrir les fruits et rougir le raisin ;
Il sait pourtant doser sur nos peaux ses rayons
Pour ne pas nous brûler et conserver nos teints !

 Notre terre du nord est si douce et légère,
Labourée, cultivée : labeur de nos aïeux,
Qui ont par leur travail su la rendre prospère
Quand elle était le lit d'un terrain rocailleux !
Les cultures du blé, des vignes et coton,
Les prairies, les jardins, les champs et les vallées
Et même les plateaux avec porcs et moutons
Étalent la force de notre volonté ! 

Notre esprit de progrès, de développement,
A modifié le sol, changé le paysage,
Améliorant la vie considérablement :
Voyez un peu nos ports, nos villes, nos villages !
Les gens du nord sont bons, accueillants, chaleureux,
Sous leurs airs suffisants, ils ont un très bon coeur
Et ils donneraient tout, étant très généreux,
Sauf leur identité, leur accent, leur honneur !

 

Ils ont le verbe haut, la parole facile,
Les phrases colorées venant de leur faconde !
Justement leur accent : il est indélébile
On le connaît partout aux quatre coins du monde !
Le parler imagé, de nous Français du nord,
Est fait d'un bienheureux mélange de cultures,
De nationalités, de langues et d'apports
Qui viennent enrichir aussi notre nature !
 

Et quand descend le soir, que s'allonge mon ombre
Sous le ciel infini où les astres scintillent,
Je parcours l'horizon et vois dans la pénombre
Que ma terre du nord est un joyau qui brille !
Ou quand très loin du nord, les yeux écarquillés,
Je vois dans les lueurs s’élevant vers le ciel,
De grands sapins de fer se mettant à briller,
Je me souviens du nord et des soirs de Noël !
  

Que verte est ma vallée quand l'herbe qui y pousse
Me permet d'espérer en faisant mon bonheur ;
Mais quand le vent forcit et qu'elle devient rousse
Pour ma terre du nord je crains un grand malheur !
Car quand le ciel rougeoie au-dessus de la plaine
Et que le vent de l’est ramène certains sons,
Je me demande si ces petits phénomènes
Ne sont pas le début de terribles frissons !

 

Et si j’étais un jour perfidement trahi,
Obligé de partir, d’éviter le tombeau,
Alors si je devais visiter cent pays,
Mon beau pays du nord resterait le plus beau !
Mais pour vous, quand je dis : « Mon beau pays du nord »,
C’est un malentendu, aussi je vous rassure,
Je suis, tels mes parents, fier d’être né au nord,

Au nord, oui mais au nord, de l'Afrique bien sûr !

 

 

Abgelkader KHARROUBI enseignant à Kristel

Octobre 1962
Partir?Quitter mon pays bleu!?Jamais!
Je ne veux pas mourir sous de pâles soleils.

Nous avons nous aussi
des sillons généreux
et des blés chatoyants,
nous avons nous aussi
de tranquilles forêts
et des cieux somptueux,
qu'il est bleu, qu'il est bleu mon pays!

Nous avons nous aussi
des étés turbulents
et des neiges placides,
nous avons nous aussi des déserts fabuleux
et des mers, oh! si vraies, si bleues,
qu'il est bleu, qu'il est bleu mon pays !

 Nous avons nous aussi
sur nos monts orgueilleux
des légendes à conter ,
nous avons nous aussi
notre part de lumière
aux soleils de demain,
qu'il est beau, qu'il est beau mon pays !

Nous avons nous aussi,
un crépuscule d'or,
sous nos prés de cristal,
nous avons nous aussi,
de l'argile superbe
et les yeux les plus beaux,
qu'il est beau,qu'il est beau,mon pays !