La chanson de Papa

 

 

Maraval : Les Dames Africaines
Le Lycée Stephane Gsell

Les Loisirs... le jardin public

Le Marabout de Boulanger...

Noël à la maison

La Maison 

Boulanger     A.Seute      J.Garrido     H.Martinez

Grand-Père Fernandez
Grand-Père Camallonga,
le Domaine d'Arbal - Yvonne Sigean -
le Bouyouyou - François Rioland
Séville Voyage et  corrida 1951 
 
Photos  1964 le départ

 Album Photos de Rachida 2006

 

 

L’église et l’école primaire Notre Dame De Lourdes à Maraval

 

Cette église où j’ai été baptisée, fait mes communions, confirmation et études primaires, qui faisait partie de Don Bosco. L’école des Dames Africaines de Maraval : directrice : Madame Vaté (on les appelait Madame) (une amie de classe de Maman, donc chouchoutée)  Les  messes dites  par le Père Galas  (avec sa coupe en brosse) ou le Père Edouard avec sa grande barbe blanche (aussi doux que le Père Noël). D’où j’ai gardé un merveilleux souvenir.

 

Madame Antoinette VATE, directrice de l'école Notre Dame de Lourdes à Maraval nous a quittés ces jours-ci MARS 2008 à LOURDES où elle s'était repliée dans sa congrégation

 

 

(Information concernant les "Dames Africaines" donnée par Guy Montaner)  Cette congrégation de religieuses typiquement oranaise. Elle fut fondée par un prêtre venu d'Espagne, l'Abbé CATA. Son souhait avait été de construire un asile pour orphelines abandonnées. Appelées d'abord Africanistes, les premières religieuses furent "Rose VIDAL et Rémédios Arlandis" en 1981

 A Oran, elles s'établirent Rue Béranger. Cette institution recevait  des jeunes filles d'Oran et de l'intérieur en Classes d'enseignement secondaire. Pour l'enseignement du premier cycle, elles ouvrirent ensuite l'école de "Notre Dame de Lourdes" à Maraval, le pensionnat de la "Colombière" et le Cours "Anne de Guigné" à Aïn Témouchent. Des noms comme Mesdames Moevus, Hertog et Reig sont bien présents dans la mémoire des anciennes élèves de Béranger.

 

Origine de cette église : A la Cité maraval Berthouin, tout près d'oran, la famille , dont la propriétaire devait donner son nom au quartier, obéit à une délicate pensée bien française, en donnant 2.500 m2 de terrain pour construire une église.

Le 10.02.1929, fête de l'apparition de Notre Dame de Lourdes, une lettre épiscopale approuva et bénit le projet de construction d'une salle de catéchisme.

L'Abbé Tramier, curé d'Eckmuhl, se mit à l'oeuvre, parcourant sa paroisse, créa un comité dont les membres furent aussi distingués que généreux et bientôt la salle fut achevée.

Cette salle ne tarda pas à faire place à une église, qui fut mise sous la tutelle  de Notre Dame deLourdes,

                                                     le 01.06.1931.La cérémonie de sa bénédiction revêtit un brillant éclat

Notre Dame de Lourdes à Maraval

 

Je me souviens :

  Des leçons de piano données par Madame Ferrer (assez sévère)(la méthode rose et la théorie de Surloppe), de la salle de fêtes où nous préparions et exécutions des pièces de théâtre, où nous faisions des goûters et où étaient projetés des films muets, au début (tous les charlots, Laurel et Hardi), 

  Du Clocher avec ses escaliers en colimaçon, où il m’arrivait souvent de sonner l’angélus où l’avant et l’après messe,

  De la Remise où étaient entreposés le charbon pour les poêles, la sciure pour les jours de pluie et l’encre violette. A tour de rôle nous avions la douce corvée de remplir les encriers des pupitres.

  Des salles de classe : mes premiers jours de maternelle, quittant les jupes de Maman, j’avais du chagrin, Madame Vaté m’avais permis de rejoindre mon grand frère dans sa classe.

 

 

De la classe : tableau noir, Une odeur de craie flottait dans la classe, ardoises (un chiffon y était attaché avec un cordon), plumiers en bois, encriers en porcelaine blanche ( nous rédigions des pages d'écriture à l'encre violette en tirant la langue ou pinçant les lèvres, en trempant régulièrement d'un geste naturel nos plumes sergent-major dans le petit encrier, trousses et cartables en cuir (a la rentrée une odeur forte de cuir envahissait la classe), bureaux, cartes.

La maxime du jour, la leçon de moral, les matières principales : français, mathématiques,  leçons de chose, histoire, géographie ; et les secondaires, travaux manuels

 

Des sarraus noirs que nous portions sur nos vêtements et nous avions un uniforme pour la messe du dimanche et les cérémonies religieuses (jupe plissée marine, chemisier blanc).

  Des petites classes ; chaque semaine, si nous avions été sages, nous avions droit  à une médaille en fer blanc, scapulaire ou  image pieuse  et le samedi à une croix pendue à un beau ruban, dont nous étions fiers et qu’il fallait restituer le lundi.

  De la Saint Joseph le 19 mars où chacun écrivait une lettre de voeux qu'il déposait dans un grand fût au milieu de la cour, puis on y mettait le feu et on disait qu’ils montaient au ciel pour être exaucés par Dieu, ensuite il y avait séance de cinéma ou théâtre et cela se terminait par un goûter : un vrai chocolat fumant dans un chocolatière (dont je n’ai plus retrouvé le goût exquis) et des brioches,

  Des fêtes religieuses avec procession de la vierge dans les rues de Maraval, Choupot et Boulanger. Papa prêtait son camion où, après avoir recouvert le plateau de satin blanc et rubans bleus on y déposait la vierge immaculée. Nous, les enfants étions vêtus d’une aube blanche en satin et d’une couronne de fleurs.

  De l’examen de confirmation où nous passions devant un tribunal de plusieurs prêtres venus de tout le diocèse,

   A la récréation, Des parties d’osselets (de vrais, que nous avions teints), à cheval sur les bancs, de marelle, de balles.

   Le jeudi, au patronage, de ballon prisonnier et nous terminions par un film

 

   Des messes de 6h du matin

et celles du dimanche en latin et chantées où le Curé avait revêtu son habit de lumière dont la couleur centrale changeait au grés des événements liturgiques, en compagnie de ses enfants de coeur en aubes et cordons immaculés où nous étions dans les premiers rangs en uniforme,  où il fallait garder le silence et bien souvent les quintes de toux étaient étouffées,

Le rituel de la messe : accueil, confiteor, miserere, kyrie, gloria, évangiles (l'homélie  du prêtre prédicateur du haut de sa chair, prononçant son sermon souvent moralisateur, long et ennuyeux. C'était le moment où nos esprits s'évadaient) puis le credo, l'eucharistie, sanctus, élévation, pater noster, agnus dei, communion et bénédiction.

   De la chorale où je faisais partie des « basses ».

    Des Vêpres, le dimanche  après none et avant complies.

 

Communion solennelle 10.06.1951

je suis au deuxième rang en partant du bas, tout à fait à droite

 

   De ma communion où c’était solennel, il ne fallait pas faire un faux pas en tenant son gros cierge et son lys. J’avais eu pour marraine de confirmation : madame Maraval-Berthoin.

Avant la communion, nous sommes allées  en retraite à la "Ferme Sainte Anne" sur les crêtes de Misserghin. Le Dimanche, Monseigneur LACASTE avait célébré la messe.

Très belles journées de rencontres, de prières, de jeux, piques-niques

   Des « Dames de la Ligue » dont faisaient partie Maman et Paulette Laffargue. Chaque année, elles quêtaient ensemble auprès de personnes aisées de leur entourage  et la somme recueillie était conséquente et  distribuée aux pauvres de la paroisse.

   Des fêtes religieuses, avec messes solennelles, des chants liturgiques. 

   Du mois de Marie où, dans ma chambre j’avais créé un sanctuaire avec une petite statue de Marie et où  je déposais un petit bouquet de pois de senteur qui embaumaient mes nuits.

   J’avais pour camarades : Camille Ontenienté, Anne-Marie Sabia, Maryvonne Garzino, Raymonde Azuard,,Josette Pamier, Marie-Therèse Lepp, Claudette Ferrer, Josette Vidal, Colette Ruis, Christiane Frutoso, Yolande Canizanes, Jeanine Lopez, Helène Gutierez, Christiane Alcaraz, Simone Laura, Maryvonne Cerdan, Ginette Garcia, Marie-France perret, Jeanne Pomares, Simone Ferrete, Jeanine Boronat, Claudette Loreat, Marie-Rose Crémades, Renée Ruis, Jacqueline Cingarlini, Jocelyne Morant, Marcelle Dupuis, …C’est si lointain tout cela (+de 50 ans)…les noms m’échappent.

 

 

En 1951, j’ai quitté cette école pour le Lycée Stéphane Gsell et une autre vie a commencé. C’était à l’opposé de Maraval et le dimanche nous allions à Aïn Franin

 

 

Berthelot 1949 : JO le premier en bas à droite n°12

 

 

                                   Ecole Berthelot 1950/51 : JO  : troisième rang, le troisième en partant de la gauche

 

 

 

Le Lycée Stephane Gsell

En 7ieme j’avais eu pour institutrices Melle Lousser : Français, Histoire, Géo et Melle Goutraud : Maths, instruction civique et sciences. (Elles ont pris leur retraite à la fin de cette année scolaire et la 7em qui était la dernière classe primaire a été supprimée)

 

 

 

 

 

 

                                                                

1951/52 - Des noms en vrac  : Paule Portugali, Andrée Benoist (ma cousine), Marie-josée Vaney, Marie-Claude Hugonet, Marianne Bereni,  Evelyne Vilquin, Françoise Landez,  Michelle Blanc, Monique Assouline, Elisabeth Filleul, Sanz, Chantal Briet, Nelly Beuchard, Amoros, Benoliel, Benzimra, Darmon, Choukroun, Pouillet, Sanchez, Bentata etc.…,   

 

 

 

 

 

 donc en 1953, j’entrais en 6em classique avec latin et arabe, langue que Papa avait choisie. Cette année là je fus demi-pensionnaire, par la suite je préférais aller déjeuner à la maison ou chez ma Marraine. Je descendais en bus de Boulanger au terminus Place d’Armes et remontais à pieds le Boulevard Clemenceau, le square Garbet et la rue Beauprêtre.  

Merci à Marie-Therèse MENGUAL

année 1954/55 5ieme

Des noms en vrac : Chantal Bagnuls,Helène Montréal, Liliane Mirailles, Sandra, Jeanne Iguna, Claudie martinezf,, Nicole Depetrot, Marie-Therèse Mengual, Chantal Briet, Morel, Réalé,  Elisabeth Fillieul, Tobelem,Jacqueline Martin, Lopez et c'est le trou...si certaines personnes qui se reconnaissent peuvent m'aider!!!!

je suis au dernier rang la deuxième à droite entre monique Assouline et Zineb Ettayeb

Fatima Lekhlef se trouve au 2ieme rang, la 3ieme en partant de la gauche à côté de Denise Gravier

 

 

                                                    

 

1955/56

Des noms dans le désordre :  Zineb Ettayeb, Marie-José Sanchez,France Dudezert, Liliane Miralles, Chantal Briet, Marie-Therèse Nogueroles, Monique Assouline, Françoise Tetaud, Elsy Badach, Lisette Assouline, Jacqueline Martin, Claudie Martinez, Nicole Depetrot etc.  je suis au dernier rang en partant de la droite la deuxième entre Chantale Banûls et Mari-Thérèse Mengual

 

 

 

 

  1956/1957

Les mêmes que la précédente et j’ajoute Jacqueline Ramirez, Edith Gelot etc. je suis, en partant du haut, le deuxième rang, la première à gauche

 

 

 

 

 

 

La classe d’arabe faisait tronc commun avec la seule classe Moderne.

Respectueux hommage de Guy CONDET


Le souvenir fugace de mon vieux professeur
qui enseignait les maths au lycée de la ville
sortit tout récemment de ma boîte aux secrets.
Je l'avais vu souvent quelques années plus tard Installé sur un banc dans un jardin public,
l
es rides de son front portaient le témoignage de son action tenace pour semer le savoir
dans nos têtes rétives, préférant à l'effort exigé par le maître, l'activité ludique.
Mais cet homme vénérable avait cédé sa place lorsque l'horloge sonna le temps de la retraite.
Les ans avaient vaincu cette volonté farouche tendue vers sa passion d'éduquer la jeunesse.
Il goûtait à la paix dans ce jardin fleuri peint de mille couleurs, égayé par le chant des oiseaux
 familiers  et les rires des enfants.
Les vestiges romains jalonnant les allées, collectés lors des fouilles de l'antique Cirta 
lui rappelaient sans cesse la vanité des hommes que le temps abrasif érode à chaque instant.
Voici longtemps déjà que cet homme respectable nous a fait ses adieux, emportant avec lui
sans tambour ni trompette la marque indélébile du devoir accompli dans le zèle et l'honneur.
J'aurais aimé m'asseoir sur ce banc du jardin à l'âge qu'il avait et que j'ai maintenant.
Mais je ne connaîtrai pas le sort heureux d'Ulysse car un destin contraire m'a conduit à l'exil,
m'éloignant à jamais de ma terre natale, foyer d'intolérance où l'amour est absent.      

              Merci Guy, c'est très émouvant de vérité.

 

 

Les Petites épiceries de quartiers, marchés, denrées.

 

 Les petites épiceries : Gérées par les « Soussis » (ils venaient d’une contrée du sud d’Alger, les Sousses), nous leur achetions surtout des épices, conserves, céréales, bonbons, fruits secs etc. pas les produits frais car la conservation était peu hygiénique. 

A Relizane, il y avait les « Mozabites » qui venaient du « Mzab » toujours dans le sud Algérois.

En bas de chez nous, il y avait l’épicerie du « Hadj » (il avait fait un séjour à la Mecque), nous lui achetions des bonbons : bâtons de réglisse à mâchonner, réglisses de toutes sortes, globos avec lesquels nous faisions des bouffas, tubes en verre de cocos, cachous, acidulés, chewing-gum américains, barres de chocolat Meunier ou Poulain avec images de collection que nous collions sur un album, les piroulis et piroulis glacés

Les Oublis (tiens une question de « voulez-vous gagner des millions » ...qu’elle n’a pas trouvée)  Gaufres sucrées en forme de grand cône, vendues par un marchand ambulant devant le Prisunic qui se distinguait par des coups de « trac à trac ». ( au Moyenâge, L'yssue de table termine le repas pris à table. Musique et danses peuvent l'accompagner dans certains festins. Elle est composée de pâtisseries cuites entre 2 fers par l'oublieur, appelées oublies, mestier, gaufres, supplications, gros bâton. Il s'agit en général de l'équivalent de

nos gaufres et gaufrettes ou tuiles roulées, mangées accompagnées d" hypocras"  (vin du Pays d'Oc).))

Toujours devant le Prisunic, le marchand d’amendes grillées salées, vendues dans des petits cornets de papier journal.

La Calentica : il y avait une vendeuse qui traînait son « carico » devant chaque marché.  Elle avait une épaisseur de 3 cm, dans le midi nous l’appelons la « cade ou la soca », mais elle est très fine.

 

Ce matin, je me suis rendue au marché du « Cours Lafayette » de Toulon, célébré par Bécaud dans sa chanson  « les marchés de Provence » (voici pour 100 francs du thym de la garrigue, un peu de safran et un kilo de figues etc.…) et j’ai trouvé des « pêches de vigne » ce qui me fit un pincement au coeur Oran est revenue dans ma mémoire. Vous souvenez-vous de ces pêches, elles étaient vertes et rouges en forme de petites citrouilles. J’en ai acheté, pour le plaisir et nous les avons goûtées avec cérémonie – même goût sucré.

Nous avions aussi les pêches de « Bous-Fer » et celles énormes à peau jaune « mélocoton »

En dehors des bigarreaux, nous avions des cerises jaunes/oranges.

Mes cousins Segarra de Relizane avaient, dans la plaine de La Mina, une orangeraie à perte de vue et des pomelos (dont ils avaient ramené les souches d’Amérique du Sud). Ils avaient été en Espagne pour acheter des melons jaunes et verts, s’étaient installés sur une place, et, après avoir ouvert chaque melon, avaient recueilli les pépites pour les ramener en Algérie ; avaient offert aux passants, tous leurs fruits. De ces pépites sont nés de beaux melons sur notre terre.

Mes cousins ont émigré en "Urugay".

 Nous avions des « cantaloup » (nos melons de Cavaillon)

 

 

Les cinémas, la Foire

 

. Au début des années 50, nous n’avions pas encore la télé, et le cinéma, surtout à nos jeunes âges, était une distraction qu’il ne fallait pas manquer.

Je me souviens du Century, rue Schneider, derrière le Prisunic. La salle était immense, avec une belle mezzanine. Nous y allions en famille (enfants, parents, cousins, oncles et tantes) et mettions nos plus beaux vêtements ; nous nous installions, ça va de soit, sur la mezzanine et arrivions bien avant la séance, ce qui nous permettait d’être placés aux premiers rangs. L’entrée se trouvait à droite, en regardant l’écran. Nos parents observaient  les élégantes (ça faisait partie du spectacle).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Century  (Merci à Pierrot DESAINTPIERRE)                                                                            L'Empire, rue Alsace Lorraine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Le Capitole (Guillard) à Boulanger avue de la République

 

Films que nous avons vus : les James Dean : Geant, la Fureur de vivre, A l’Est d’Eden.

Les Péplums : les Vikings, Ben Hurr, Ulysse, les 10 commandements, les derniers jours de Pompéi, le pont de la rivière Kwai, Rio Grande, 20.000 lieues sous les mers Moby dick,  les Neiges du Kilimandjaro,  l’équipée sauvage, Ouragan sur le Caine, le train sifflera 3 fois, Vera Cruz, Tant qu’il y aura des hommes, le Roi et moi, les 7 samouraïs, 12 hommes en colère, 

Sept ans de réflexion, Certains l’aiment chaud, Rivière sans retour, Chantons sous la pluie, vacances Romaines, Guerre et Paix, Sabrina, le docteur Jivago, Autant en emporte le Vent, Orfeu Negro, Le bal des maudits, La comtesse aux pieds nus, La Strada avec Gelsomina, La Chatte sur un toit brûlant, Sur les quais, 1 Condamné à mort s’est échappé, La poursuite infernale, Les raisins de la colère, 

Stromboli, la saga : Pain amour et fantaisie, la Dolce Vita, Rocco et ses frères.

Les films d’Hitchcock : Les Oiseaux, Sueurs froides, Fenêtre sur Cour, la main au Collet, L’homme qui en savait trop, Psychose, Vertigo,La mort aux trousses.

Fernandel : la saga des Don Camillo, le Coiffeur de ses dames, le Mouton à 5 pattes, Ali Baba etc.

Pagnol, la saga de Marius, césar etc. tous les films joués avec Raimu, Orane de Masis, Fernandel,

Casque d’Or, 

Tati : les vacances de Mr Hulot, Mon Oncle etc.

Pinocchio, Bamby, Mickey

La saga : Papa Maman la Bonne et moi

Marcellino Pan in vino, Une étoile est née.

Les Gabin : Pépé le Moco, le train, etc.

Le salaire de la peur, les feux de la Rampe, Fanfan la tulipe, La Belle de Cadix, Lassie chien fidèle,  Les tricheurs, Marianne de ma jeunesse, Toi le venin, les 400 coups, Scaramouche, L’année dernière à Marienbad etc. etc.…..

 

 

 

 

Aux Arènes d’ Eckmühl, nous avions vu les « Platters », des courses de Taureaux  et des matchs de catch avec l’Ange Blanc, Duranton, le Bourreau de Béthune etc.….C'était tout de la "pala".

 

 

 

 

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LE JARDIN PUBLIC

 

 

Au Jardin Public, la Foire, où nous passions d’un stand à l’autre pour réclamer des   prospectus et des buvards. Le Parc était magnifique avec son lac et  ses cygnes. Une année mon Beau-père avait un stand de sanitaires et Yvon Laffargue avait exposé son « Béluga ». Nous nous gavions de yaourts « Lacta » au citron, de "hot dog" et buvions du « Cruch » et des oranginas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                           Merci à Claude GRANDJEAN : un appelé du Contingent

 

 

Colombier et cygnes du PARC 1961 (Drigeard)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le musée DEMAEGHT

 

 

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Le bal des Sciences-ex, des philos et des matheux dans la salle de la "Loge maçonnique", Boulevard Sébastopol : Nous sommes allées deux fois Anne-marie Laffargue, Monique Bertier et moi, chaperonnées par Maman et Paulette Laffargue, malgré la présence de nos frères. Je me souviens que paulette disait, lorsque des garçons papillonnaient autour des filles, "rentrons nos poules, les coqs sont sortis" et on entendait au loin "Josie, Ninou, Monique...à la maison!"

 

 

 

Le stade Henri Fouques-Duparc où nous assistions à toutes sortes de match et principalement de volley

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Corso fleuri en 1958 ou 1959 où ma soeur était déguisée en dame de la cour avec pour compagnon Paule Durand  amie de classe (Dames Africaines de rue Béranger (le couple de gauche)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Marabout, la vie là-bas

 

C’était un Chibani, basané, grand, maigre, édenté, il avait fière allure, était vêtu d’une djellaba et d’une gandoura, chéchia, turban blancs. 

Il venait à la maison de Boulanger une ou deux fois par an, faire l’aumône pour la Mosquée.

Il tenait dans ses mains ridées, un gros chapelet qu’il égrenait.

Il arrivait sans s’annoncer. Maman était toujours impressionnée en le voyant, il récitait une prière en arabe et en même temps posait son chapelet sur nos têtes en disant « le bonheur pour toi, ton mari, tes enfants et ta famille ». Maman avait toujours en prévision, des paquets de bougies, du vieux linge pour les pauvres et un billet. Elle acceptait de le recevoir car elle craignait, qu’en cas de refus, il nous jette le « mauvais oeil ».

 

A l’époque où nous n’avions pas l’eau douce, mais de l’eau saumâtre, le marchand d’eau passait dans les rues avec son bourricot attelé à sa carriole chargée de grands fûts en bois ou de citerne en criant « agua dulce". C'est en 1952 que l'eau douce arriva du barrage de Béni-Bahdel. L'événement fut pompeux, la population fut invitée à une dégustation à l'anisette sur la place d'Armes. 

Maintenant, au 21eme siècle l'eau est redevenue partiellement saumâtre et les porteurs d'eau douce sillonnent à nouveau les quartiers en criant "el ma h'louuu"

Et plus tard, le marchand des premiers plastiques avec lequel nos mères faisaient du troc : chiffons contre bassines, cuvettes etc.…

Et le « Jolatero » qui réparait les ustensiles en fer.

 

L'acheteur de vieux linges qu'il allait revendre aux puces. il criait "algo vender, la camisa de su mujer"

Du balcon de ma chambre, j’observais le balayeur des rues qui s’afférait, avec un balai composé d’un manche et de brins d’alfa, reliés avec un fil de fer. Il faisait des petits tas de ci, de là, et, lorsqu’il avait terminé, les ramassait un à un avec un morceau de tôle en guise de pelle, qu’il déposait dans un panier en caoutchouc ou en paille.

Les jours de grande chaleur, l'arroseuse pulvérisait la chaussée,  derrière le macadam fumait et mille odeurs s'élevaient de la rue.

Dessin de l'artiste : Roger Alfonsi

 

Toujours de mon balcon, l’après-midi, je regardais passer les « fatma » vêtues de draps blancs,

 ne laissant apparaître que leur oeil de cyclope : leurs tenues étaient si blanches qu’elles se reflétaient au plafond de ma chambre.

« L’estropajo » qui servait de  « scotchbrit ».

A la fin de la guerre, mon Père fabriquait des savons avec de l’huile d’olive et une odeur un peu rance se dégageait

Les années 58/59, nous allions aux « Puces » Avenue de Valmy où JO recherchait des jeans 501, des tricots marins et des bobs américains Tout ce qui venait d’Amérique était prisé. Il était de bon ton de ressembler à James Dean. (mais il était plus beau que James Dean)

 

Petits récits de Gaby JAUBERT

 

RUE D'ARZEW

A Oran, le dimanche,jeunes gens et jeunes filles font la rue d'Arzew. Ici on ne dit pas faire le boulevard..

On part du carrefour Bata jusqu'aux arcades et on revient puis on repart inlassablement. Garçons et filles se croisent,se suivent. Les uns adressent, à l'occasion,  des compliments, des plaisanteries ou des oeillades enflammées (quand ils sont timides) aux autres qui prennent alors parfois l'air de reines outragées alors qu'elles ne sont venues que pour ça. Combien ont dû trouver l'âme soeur dans cette rue?

Mais voilà, aujourd'hui un jeune homme a sûrement dépassé les limites de la correction car il a reçu une gifle retentissante

 Alors, la joue toute rouge, au milieu du petit attroupement qui s'est formé,  pour ne pas perdre la face, d'un air sérieux, il lance à la demoiselle:''Et surtout ne vous avisez pas de recommencer sinon je vous en donne une deuxième''! .L'honneur est sauf. Fin

 

et 

 

SCENE DE LA VIE QUOTIDIENNE FAUBOURG GAMBETTA

 

Une camionnette poussive qui transporte des bonbonnes s'arrête sur la petite place. Monsieur R..en descend avec son apprenti et ils se mettent à crier "el agua". Le jeune homme se précipite dans chaque couloir pour hurler ces deux mots et rameuter les sourds. Aussitôt,de chaque entrée jaillissent des femmes, des enfants munis de récipients pour faire provision de cette eau douce provenant de Misserghin qui servira uniquement à la boisson. L'eau du robinet est en effet saumâtre.. Elle sert à la toilette, à la cuisine, au café à la rigueur. Mais elle vous détruit une anisette. Sacrilège! Nous n'avons pas de frigo,mais une gargoulette qui suinte ou une bouteille habillée d'une vieille chaussette maintenue humide et exposée au courant d'air sur le rebord d'une fenêtre à l'ombre nous permet de nous rafraîchir. L'évaporation produit du froid et cela reste économique. Fin

 

 

 

 

Noël de mon enfance

 

Un Noël à la Maison de Boulanger, parmi tant d’autres

Ma Tante Raymonde et Maman s’étaient mises aux fourneaux toute la journée. Nos Pères emmenaient les enfants en ville pour voir les illuminations et les vitrines somptueuses (Nous étions en admiration devant les trains électriques qui se croisaient, formant des méandres, traînaient leurs wagons de marchandises, passaient sous ou sur des ponts, s’arrêtaient en gare, repartaient Les automates, les grues confectionnées en Meccano, les jouets que nous faisions marcher à tours de manivelle. Les chambres de belles poupées  etc.

Ma Tante était préposée au « Pot au Feu » de Noël qui était spécial car elle ajoutait des « Pelotas » de grosses boulettes qui étaient faites de farce, pignons et du sang de dinde (la dinde avait été tuée, le sang recueilli et était mangée le lendemain à midi) Sur les pélotas, nous mettions des gouttes de citron.

Les desserts, comme en Provence : Les fruits secs : figues, raisins, abricots, dattes fourrées des « Colis Freynet » -  les mendiants : amandes, noisettes, noix – les nougats : Tourrons mou miel, mou blanc, aux fruits confits, aux amandes « Torta » - les loukoums, les fondants aux couleurs pastelles – Les chocolats au lait, pralinés, fourrés – les fruits confits de Provence, les Bûches faites par maman, roulées et fourrées à la confiture d’abricots, à la crème de marrons, ou au chocolat. 

Papa disait que Dieu, en découvrant les dattes dans le désert s’était écrié « O la belle datte !! » et depuis il y avait un O gravé sur le noyau.

 

Nos cadeaux de Noël n’avaient rien de comparable avec ceux de nos enfants et encore moins de nos petits enfants par exemple : une année j’avais eu un grand baigneur en celluloïd, tout nu, mes tantes lui avaient confectionné des vêtements, une dînette, une boîte de jeux, des livres et des vêtements (à moi ! quel bonheur !… car habituellement j’héritais de la garde robe de ma soeur qui, souvent, avant d'atterrir dans la mienne, avait séjourné chez une cousine) En général, ces vêtements devenaient la tenue du dimanche pour aller à la messe et rendre des visites.

 

 

La Maison de Boulanger

 

 

la villa, vue par satellite :  en bas, celle qui fait l'angle, à gauche. reste un des deux palmiers

 

 

Elle était située angle rue Capitaine Darbos et Fénelon Crespiat. Papa, avait une Entreprise de transports et les camions et remorques entraient par le portail d’une rue pour ressortir par celui de l’autre rue.

1935

Nous occupions l’appartement du 1er étage. Au rez-de-chaussée, Papa avait son bureau et il  y avait un second appartement qui servait aux visiteurs de passage et où la « Nounou » avait sa chambre

 

 

La « Nounou » d'abord : "CLOTILDE" qui m'a vue naître, ensuite "PAQUITA" qui a vu naître mon frère André 

 

Maman, moi, Claude, Henri et Clotilde.

 

 

 

 

 

et enfin "Marieta MARTIN" : C’était la seconde Maman de Maman, car ma Grand-mère n’ayant pas pu l’allaiter, elle prit le relais. 

Elle venait d’une famille pauvre et, lorsque ses enfants ont quitté leur maison, elle vint vivre avec nous et est devenue nôtre Nounou.

 Comme une seconde grand-mère. Elle avait un petit chignon, était toujours vêtue de noir et nous a quittés plus tard pour mourir dans sa famille.

Dans la cour il y avait un grand pin qui se délestait d’énormes pignons qui tombaient sur la terrasse de la salle à manger.

Sur la grande terrasse, était la buanderie avec ses  bassins où la laveuse et Maman faisaient  les lessives. Elles passaient le linge blanc dans une lessiveuse en fer avec cheminée centrale qui reposait sur un fourneau à charbon.

A côté il y avait un poulailler qu’André avait, par la suite, transformé en laboratoire de photos avec chambre noire.

              La salle à manger (Tonton Jean,      

                           Jean-Louis, Marcelle, Henri, Papa)

 

 Nous ne sortions dans la rue que pour nous rendre à l’école et nous jouions dans le jardin, en faisant des tours de voiture à pédales ou de vélos. Il y avait également la petite maison du gardien,  le grand hangar avec la forge et son immense soufflet  puis un treuil où Papa démontait  et réparait les moteurs des camions. Nous avons connu le cambouis et Maman pestait lorsque nous remontions tous sales.

 

Un jeudi par mois c' était le jour de la Couturière.. Madame Gomaris (Espagnole au physique digne d'un casting d'Almodovar). Toute la journée, maman et elle, installées dans la chambre de travail, confectionnaient des vêtements, raccourcissaient, allongeaient, refaisaient les revers des manches, les cols, les ourlets. Il y avait les essayages (j'avais horreur de ça). A la fin de la journée la pièce était jonchée de petits bouts de tissus, fils et épingles.

 

 

                                     la villa 2005 - Merci Marie TherèseNL (toutes les fenêtres du haut sont murées) 

la belle palissade en fer a été recouverte par un mur d'enceinte...transformée en bunker...seul un palmier susbsiste (80ans)

 

 

BOULANGER : le Quartier

 

 

Tous les matins, nous entendions le chant des coqs du quartier et les « cotcotcodette » des poules au moment de leurs pontes. 

De la fenêtre de la cuisine, nous apercevions le clocher de l’église de Maraval où, au printemps, un couple de cigognes majestueuses nous interpellait en claquetant du bec.

 

Le quartier était sur un plateau et toujours ventilé. Je me souviens du sifflement du vent dans les persiennes et lorsque, j’entends encore ce bruit je suis émue.

De temps en temps, c’était l’euphorie dans le quartier, au passage de la fourrière, tous les propriétaires sortaient pour, éventuellement, récupérer leurs chiens. Les employés municipaux étaient deux, dans une camionnette à barreaux, ils avaient un lasso et les prenaient par le cou. Une fois embarqués, les chiens étaient emmenés à la fourrière et euthanasies au bout de trois jours.

 

Emmanuel Robles écrit dans "jeunes saisons"."Notre ennemi mortel restait " Latigo-Moro" l'homme aux chiens. Lorsque le sinistre voiture grise de la fourrière passait avec ses cages pleines de bêtes nous nous mettions tous en chasse pour faire le vide devant elle.

L'attrapeur allait seul......très loin suivait un agent, l'air ennuyé. Le cheval cheminait, docile, s'arrêtant sur un simple claquement de langue de son maître. Ce qui nous étonnait c'était la manière dont les chiens, en général, se laissaient  stupidement capturer.."        Merci à Guy Montaner pour l'avoir rapellé

 

Boulanger, quartier paisible, pas spécialement beau, très peu d'immeubles, des villas et des patios, des terrains vagues

Les boutiques , Droguerie "Ayala" :  j'y allais souvent, il fallait monter deux marches par la grande porte et en y pénétrant nous étions envahis par des odeurs de détergents mêlées à l'eau de Cologne, à la naphtaline à toutes sortes de produits.. .je les sens encore dans mes narines. Nous venions faire remplir nos flacons de produits divers.

Nous y trouvions notre bonheur. C'était une sorte de bazar bien orchestré.

Je revois la silhouette de Madame Ayala, ils étaient très sympathiques et connaissaient leurs produits parfaitement, c'était des Pros. Mes parents les appréciaient.

 

Avant la Saint Jean, les enfants passaient dans chaque maison pour demander de vieux bois et branches et les entassaient  sur la  Place du Gouvernement.  Le 24, ils faisaient une grande « Fouguera » En été, il y avait la fête du quartier, avec stands forains et bal.

Joseph PEREZ  raconte :

"la pancha de fèves cuites (au cumin naturellement) autour de la foguéra (ou la fouguéra, ou encore la hoguéra pour les puristes) qui était dressée à Boulanger, place du Gouvernement,  à côté du marché et de la Petite Chaumière.

Quel spectacle, quel engouement de tout le quartier! Et pourtant quelle fête simple ! Avec les cuivres de l'Harmonie qui devait s'appeler "Les Trompettes de la Revanche"..."

 

++++++++++++++

Voici communiqué par André SEUTE natif de Boulanger, la liste des résidents de Boulanger, avant 1962 

Rue Gantes 

TAPIERO : Usine de savon - MARTINEZ Joseph : Matériaux de construction -

HUERA : Ebeniste - RODRIGUEZ Albert : Boissons Canaris - AMOUYAL : Medecin - 

LANCRI : transport et mécanique

 CARPI : Transport - DIAZ : enfants : Clémentine, Léonie -  SALVADOR

SERFATI : Déménageur, transporteur - JANCO : épicerie - 

MOLINA : enfants ; Fonfon, Marinette,Lulu, Jeannot

DE SAN PEDRO : enfants :Yvon Aline  - NAVARRO : enfants :Marinette-Thérese-Julot- Alexandre  

ANTON : deux filles - HUESO - PASTOR : enfants : Jeannot, Marcel, Lucien,  

ANSINAS : enfants : Pierre, Arlette, Marie-Lou

FRUTOSO :  enfants :Ascencion,Angéle, Thérése, Antoinette, Luçie, Christiane

ANDRES :   enfants :Dolorés, Carmélo, Joseph, René, Annette

AGUILAR : enfants :Manolo, François, Emilio, Madeleine, Marie

CRUCHET :  Manolo

SABIA : enfants :Micheline, Joseph, Michel, Anne-Marie, Nicolas, Vincent-Paul

PENALVA : Marinette, Albert, Roger, François, Aline, Denise, Jean-Pierre, Christine  

 

,    Place Ferdinand Ollier

 

PAMIES Odette :  bar :enfants Pierre –Joseph –Georges - 

BUADES  Charles : enfants : Francine-Yvette –Pascal Daniele-Charles -Richard

CANO : enfants : Pierre, Tomas - Mendica. - 

SABIA Michel : commerçant : enfants : Michel - Marie-Paule

MALABRERA François : épicerie - ANTIQUERA : enfants : Ascension - Joseph

JUAN Albert :  enfants :Paulette-Albert-Lucien - POMARES : épicerie - François

PINASO : enfants :Antoine – Yéyette -Louisette   

              

Rue de la Guillotiére

GARCIA Marcel et ? - LOMBART - LEPEE - ETIENNE : 2 soeurs jumelles chanteuses                       

LABE Simone : épicerie - GILABERT - Evelyne?
YVARS : enfants : Gustave, Jean-Pierre, Christine - BELTRAN - 

GILABERT : épicerie : enfants : Henri, Vincent, Louis, Lili

RAYNAUD : commercant sel javel - Pierre,  Antoinette

Ben Daoud :   Georges et  sœurs - MARTIN : commerçant pétrole - AYALA : Droguerie, mercerie

MEZIERE : Charcuterie - PETIT Gerard ,- NIETO : Ernest coureur cycliste -

BALLESTER - SEFERER - PEREZ : Boulangerie : Joseph (Pépico) - QUINTO : laiterie

DAMANTE : infirmière : Georges - SALVADOR : Epicerie - THOREZ  - ALONSO - 

CONCHITA (blonde espagnole) - GINESTE : Coiffeur - COMBELONGE - 

SEUTE Magdalena (ma grand-Mère) - ROLAND - CUENCA : Plombier : 2 filles - 

JONCA : Entreprise d'assainissement : une fille mariée à Pierre CASAGRANDE

PERALTA - Laiterie - BERTRAND  - MONTOYA
SOTO-Enfts Fernand et Gilbert
SOTO-Enfts Joseph-Janine-André-Antoine- Employé garage RENAULT

 

 

 Rue du Général Saussier

 

PUYSEGUR : Laiterie : Alexandre, Jeanine, Simone - TANADISCO  : Fernande -

NOGUES : Brodeurs - Marie, Elvire et Mercedes - RODRIGUEZ : Professeur - 

MILEUR : laitier : Louis, Lucienne, Toger -  PINASO Antoine - 

MARTINEZ : 17 enfants - YVARS G : (rectification) : Jean-Pierre, Christine

CATABARD N : (rectification) Jean Louis - MARTINEZ : Marinette, Albert, Ascension, Jeanine

ROMAN - ESCALA Fernand - LINARES : Annie, Michèle - MARTINEZ : 2 filles - 

POMARES : épicerie : Francois, Néné -  BIBIA - SICSIC : lingerie - BARTOLO : Coiffeur - 

SEUTE : grossiste beurre-oeufs-fromages) : Robert, Guy, André, Yvette

LOPEZ : charcutier : Joaquin, Pédro, François, Marinette - 

MOLINA-Enfts Carmen-Mathilde

 

Place du Gourvernement

 PICON : bar -  IBANEZ - LAZREG : épicerie - LOPEZ : Boucherie -

 

Rue Fénelon Créspiat

GARIDO :  laiterie - Marguerite, Antoine, Jean, Annette, François, Joseph

BARCO :    Carmen, Gilberte - ACOSTA : Jean, Néna - ANDREO : cordonier-

QUINTANA : Didine, 1 frère - SALAS : policier - Yvette 

ROMAN :  kiosque de fleurs -  François - CHOPIN : Eric

ARENDA :Entr.maçonnerie -  Andre, Yvette.

HADJ : épicier - FERNANDEZ François : Transport 

DE SANTA BARBARA : Danielle et des frères

              

 Rue Capitaine d’Arbos

 

FARACO et GADEA  : transporteurs - QUILES - négociant en vins - 

LLANES : négociant en vins - ROUSSEAU : Gilbert - CORDIER : Renée, +1 frére

BARTOLO : François - CASAGRANDE : Pierre, Jean

GUILLEN : Marinette, Francine, Jeanine, Gaby, Lulu, René, Gérard, Elisabeth -

FERNANDEZ André : Transporteur - Claude, henry, Jocelyne(Josie) André                                      

SANTIAGO - FEMENIA : Mireille, Germaine, Lucien

 

Cours Lafayette 

 

MONTEL : Transport funèbre. - MARTINEZ - prof. De musique

LEROY : policier au marché : Fernand, Gabrielle, Liliane, Charles, Robert

PETITE CHAUMIERE - salle de bal - MUNOZ - Boulangerie - REALES : René, robert -

SAES : grand-mére ma NOUNOU - SAEZ - CARASCO - VICIANA : François -

MARTIN : Christine - OFFICIER d'artillerie : Dédou

Le MARCHE couvert - DJIAN épicerie -

Avenue de la république

 

GUILLARD Père :  Cinéma "Capitol", Raffigaz  - 

Guillard  Emile : station essence - Guillard Riri :  station essence 

YVARS : Brasserie "La Cigogne" : Mimi, Gaby, Alain  -

 stade C D S et C O B,  - un marchand de cycles - ALCARAZ - , épicerie -

COURJON : Pharmacie - GINESTE -  Coiffeur -  VALVERDE -  Station-service - 

AGUILAR : Coiffeur : François + 2 soeurs - RIPOLL - Bar

Usine RENAULT- Car RUFFIER - Bar du Terminus - HUREA : menuisier : 2 filles

FERANDEZ : épicerie : 1 fille - MASSARDIER : ancien propriétaire du cinéma  PLAZA

BOUE : ancien gérant da la poste de Boulanger - Girard - biscuiterie- 

PAILLAN : Vulcanisateur : Alfred + 1 nièce - FONTES : Confiserie - 

RAYNAUD : grossiste en javel –sel :  Pierre, Antoine + 3 enfants

GARCIA :  plombier :  son fils Gagy (chanteur a l’opéra d’Oran )+Lulu

MANUELA : bar T-O-H   - FOURMENT : Docteur (de toutes les familles de Boulanger)

B.N.C.I :  banque - MENGUAL : Librairie et anciennement station d'essence

TEROL : Station essence - FAYON : Roland - 

GONZALVEZ- Près du PLM

Simo : Bar TANGO siège du C.OB (Club Olympique de BoulangerOB engual                             

 La centrale laitière de ST HUBERT, les Ets ZIMERMAN

La gare désaffectée "Gare d'HAMMAM BOUADJAR" où passait le bouyouyou

 

rue, Général du Barail,  (Henri MARTINEZ)

Au numéro 2, adossé à la maison du colonel Ben Daoud
MOLINA-ANDUJAR-GARCIA- Enfts Gisèle et Jeannot- Cycles à Choupôt
SOTO-Grands parents-Employé chez GIRAUD Bois
LESCANE-Enfts Georges et Pierre-Mécanicien Aviation civile
GUILLEM Mathias- Enfts Clotilde et Marinette-Mécanicien au PLM
PELOZZINI Alexandre et Rosette-Dépôt de pains au Marché de Boulanger
MARTINEZ-Enfts-Sylviane-Emmanuel-Henri- Employé FARACO-GADEA
En face
MEUNIER-URREA-BIZOT
Au bout de la rue
Mme MAURY- Mon institutrice à "l'asile"
Cours Lafayette-
BOUDIN -PHILIPPI-CONIL
Adossé au Marché
GIRE-Enfts-Juliette-Pierre-Monique-André- Vaguemestre à l'hôpital
PRIOR
CASTEJON

 

 CLUB OLYMPIQUE DE BOULANGER

 

 Société Omnisport Fondée le 03-09-1949

 PRESIDENT DU COMITE DIRECTEUR

 Mr. Marcel Ybanez

 VICE PRESIDENTS DU COMITE DIRECTEUR

 Mrs. Louis Decuanca –Antoine  Lopez –M .Cantero –T. Haro
 SECTION FOOTBALL 
Président Mr. Antoine Lopez
ASSESSEURS

 Mrs. F. Melgares –H –Picard –B .Martinez –M –Soler
SECRETAIRE GENERAL

Mrs. François Aguilar  adjoint Henri Picard
TRESORIER GENERAL

Mr .Jean Simo   adjoint Jean Diaz 

MEMBRE DU COMITE DIRECTEUR

Mr. Aurélien Pérez  ancien joueur 

ARCHIVISTES 

Mrs  F .Lopez et M .Chacon 

       ASSESSEURS     

                                                    Mrs. Joseph Catala  et R. Maségosa
                          (  Renseignements pris sur mancipp3  - Merci marcel pour ton accord)

 

                                     SECTION CYCLISTE  C.O.B

 

PRESIDENT

Monsieur Gustave Yvars

SECRETAIRE   GENERAL

Monsieur Nicolas Catabart

TRESORIERS

Mrs Jules  Desantabarbara et André Seute

CONSEILLER TECHNIQUE

Mr. Garcia François (dit 48/14 )

DIRIGEANTS  

Mrs. Raymond Férréres .Joseph Alcala  .Anacléto Gomis

Charles (Carlito ) Gimeno .Andre Seuté   

MEMBRES DE LA FEDERATION FRANCAISE CYCLISTE

Commissaire Nicolas Catabart (secretaire au CRO )

Commissaires Gustave Yvars  -Carlito Gimeno –André Seuté

Veuillez  m’excuser si j’ai omis quelques personnes ,la mémoire flanche

Après plus de 44 ans.  ANDRE SEUTE  ( adresse  andreseute@laposte.net )

 

 

                                       ++++++++++++++++

 

Récit de JO GARRIDO de la rue Fénelon Crespiat

 

Chère Jocelyne
Comme vous, je suis né Rue Fénelon Crespiat et vécu mon adolescence.
J'aimerais tant vous raconter le quartier des années 50 que j'ai tant rêvé.
Pour cela j'ai besoin d'un son de guitare andalou,
Et parcourir les ruelles par les midis accablants de chaleur,
Des fenêtres ouvertes, Rumbas et Paso-dobles du music hall du dimanche,
Et une odeur de "Potagé et Friture de poissons",
C'est là que j'ai vu le jour, c'est là que j'ai eu le premier pincement au coeur.
J'aimerais tant revivre le jour de la communion solennelle à Maraval,
Les garçons et filles du quartier en fête, costumes et brassards, Robes et bonnets, nous étions nombreux, Anne-Marie SABIA, Didine QUINTANA, Lulu GUILLEM, Danielle DE SANTA BARBARA, Lucien FEMENIA, Danielle LASSERE, Onteniente, Henriette MUNOZ.
Et j'ai connu Josette, elle était née belle, orgueilleuse et fière comme toutes les fille de chez nous.
J'aimerais tant revoir les ruelles où nous allions main dans la main rêvant d'avenir.
J'aimerais tant sentir la chaleur odorante du siroco qui caresse les blés du printemps.
J'aimerais tant revivre les grandes fêtes du quartier, elle avait mis sa robe blanche,
Pour danser la musique tropicale des JAVALOYAS, j'avais 18 ans et on s'est juré " C'est pour la vie",
Et quand les lampions du bal se sont éteints!!!.....laissez moi pleurer en évoquant ces jours heureux,
Dans ce pays il n'y aura plus de retour.
J'aimerais tant revoir les hauts de Kristel et redécouvrir la méditerranée coléreuse et sournoise, qui bondissait comme une horde de chevaux sauvages, à l'assaut des rochers qu'elle maltraitait
J'aimerais tant revoir ces endroits familiers où dans la pénombre du soir devant le jeu de boule je l'attendais,
Dans l'obscurité je devinais son pas avant de la voir apparaître, ces instants de bonheurs.
Ces rêves qui m'emportent, me séduisent et meurent dans la nuit,
Je les reprendrais dans le silence du temps qui passe, ces rêves qui occupent mes nuits.
Et si demain la vie me quitte, s'il vous plait ramenez-moi dans mon pays,
Et si l'on vous pose une question dites leurs simplement que je me suis endormi et que mes amis,
René ANDRES, Marcel PASTOR m'attendent pour reposer avec eux dans notre ville, notre quartier...Là où nous avons vu le jour.
JO.GARRIDO    Six-Fours

 

Merci JO, ton récit est émouvant de nostalgie

 

et JO continue: Souvenirs et traditions de Boulanger

 

J'ai envie de revoir tous ceux qui ont fait partie de mon enfance, ces années de manque et d'incertitude.
Se retrouver avant qu'il ne soit trop tard pour faire parler nos mémoires.
Revivre les nuits d'été dehors pour "prendre le frais", devant chaque porte et entrée de cours, les anciens sortaient leurs chaises basses en paille,
Se former alors de petits groupes, nous assis à même le trottoir, les oreilles tendues pour ne pas perdre une miette.
Les vieilles personnes adoraient raconter leurs amours interdits, la mort tragique de leurs hidalgos et leurs esprits qui revenaient hanter les nuits chaudes.
Tout était raconté à voix basse par chuchotements afin de rester dans la confidence.
De temps à autres, un éclat de rire d'un autre groupe venait interrompre le récit qui reprenait aussitôt.
Des couples se promenaient, nous saluaient, on les retenait volontiers si leur statut était élevé.
Nous ne pouvions connaître le dénouement de l'histoire, il fallait revenir le lendemain.
Tout cela sous le ciel étoilé et le parfum du "galant de nuit". (
c'est une fleur que j'avais oubliée)
Nous tenions salon jusqu'à une heure tardive de la nuit.
Au mois de juin pour la St Jean, quelques jours auparavant nous allions à plusieurs à la CITEE DES PALMIERS, Ramasser les branches, buissons, bois et autres tous ce qui pouvait brûler, dans un grand tas le plus haut possible,
Dans le champs bordé par la rue F.Crespiat et Gantes.
Nous gardions jalousement à l'abris des intentions belliqueuses des éléments d'autres quartiers.
Le jour de la St Jean, le soir devant chaque porte,  des tables avec des bassines de fèves chaudes bien assaisonnées,
L'écumoire en main et plats tendus nous allions goûter d'un groupe à l'autre avec cumin en jurant à chaque fois, main sur le coeur que c'était les meilleures du quartier, en vérité elles
étaient toutes très bonnes.
Mr SALLAS, personnage respecté du quartier de la rue F.Crespiat, installé son petit tonneau de bon vin (d'Algérie bien sur),  offrait le verre de l'amitié aux adultes du quartier.
(Un grand ami de mon Père)
Tous les hommes venaient s'abreuver sans compter dans une atmosphère de fête et de convivialité.
Il avait adapté aux robinets le tuyau en caoutchouc avec au bout une canule rectale à lavement.
C'était la condition pour boire de son précieux liquide, rien n'arrêtait les inconditionnels.
Nous n'avons jamais su si la canule rectale avait servi auparavant à l'usage pour laquelle elle avait été conçue,
Cela fut pour nous une énigme.
Nous tournions autour du feu qui se consumait dans la joie et la bonne humeur jusqu'au petit matin.
Depuis lors, les années ont passé avec le temps qui entraîne l'éternité il marque la mémoire et la nostalgie.
On a gardé intacte nos coutumes et nos souvenirs avec le goût de l'enfance.
Et quand viendra le crépuscule de ma vie, une dernière fois, je tournerai mon regard vers ce coin d'Afrique pour revoir, la silhouette du rocher de la vieille, gravir les dunes des Corales en souvenir de tendres escapades,
Sentir l'odeur des tamaris et ses petites fleurs roses qui embaumaient jadis nos plages,
Revoir Josette à 17 ans pour lui dire "Prends ces fleurs pour parfumer le sourire que le ciel d'Oran t'a donné, elles te diront ce que je ressens pour toi".
Cela me donne du baume au coeur pour aimer la vie, c'est sans doute le secret d'une éternelle jeunesse.

Quel amour pour ta Josette!!!! c'est bien, elle te le rend au moins????????????

Merci JO, on en redemande ......

 

22/04/06              1943 - ANTOINETTE S'en est allée

 

Oran 1943, après le débarquement, les américains réquisitionnaient l'usine Renault de Boulanger et les terres environnantes.

Ils s'installèrent avec tentes et abris. Une multitude de personnes qui les approvisionnaient en alimentation et travaux de toutes sortes. La guerre avait mis l'économie du pays en veilleuse.

Plusieurs femmes du quartier lavaient le linge, pour survenir à la vie de tous les jours.

 ANTOINETTE faisait partie de ce petit monde de la rue FENELON CRESPIAT qui aboutissait au campement militaire, Elle avait fait la connaissance d'un américain du Texas

"SLEKOUN" et ils formaient un couple parfait, elle avait les yeux verts et des cheveux longs blonds comme les blés. Au printemps 43 on les voyaient enlacés qui déambulaient dans le quartier ou alors avec sa maman, la corbeille à linge bien rangée, pour livrer celui-ci au camp militaire. Il fallait vivre ces moments difficiles.

Puis ANTOINETTE tombât malade avec forte fièvre diagnostic "Thyphoîde", tout le quartier se pencha sur ce cas,

Il fut question de faire venir un fameux médicament miracle, qu'un certain docteur Flemming découvrit quelques années auparavant et qui ne nous parvenait pas encore par ces temps difficiles. Nous l'attendions avec fébrilité, ce remède qui pouvait sauver  Antoinette et

qui avait pour nom "Penicilline". Hélas il n'arriva jamais et ANTOINETTE nous quitta ce printemps de l'année 43, elle avait 20ans, je pus la voir une dernière fois

Sa chambre donnait au rez-de-chaussée à l'intérieure de la cour ; la fenêtre ouverte, on me hissa et je pus voir un cadre qui restera à jamais gravé en moi.

On avait recouvert le miroir de l'armoire avec un drap blanc et Antoinette gisait au milieu du lit, ses cheveux longs sur son corps.

Au pied du lit, sa Maman en pleurs, à ses côtés "SLEKOUN", sa coiffe à la main, les yeux brillants et les mâchoires serrées.

Je garde un sentiment d'injustice et d'impuissance.

Quelques temps après, les Américains nous quittèrent pour libérer l'Europe. Antoinette était partie pour un autre monde.

En 1954, j'entamais mon apprentissage à la GALILLELENE, Coopérative des pharmaciens d'Oran. Nous recevions des caisses de médicaments. J'avais toujours une pensée pour Antoinette qui s'en est allée trop tôt

Merci Jo 

 

 

 

Pâques 1951 - Expédition de la famille Fenouillard en Andalousie

 

Nous avions une "Juva 4" aménagée par Papa. A l'arrière une banquette pour Claude et Henri et tout au fond deux sièges kakis de jeep que Papa avait scellés, pour André et moi. (le monospace de 1951)

Après avoir chargé la voiture de bagages dans tous les coins puis sur le porte-bagages nous sommes partis très tôt d'Oran, via Tlemcen, Oujda pour atteindre Tanger d'où nous avons aperçu les côtes Espagnoles et Anglaises. Nous avons embarqué sur un Ferry pour traverser  le Détroit de Gibraltar, extrémité Ouest de la Méditerranée et  Sud Ouest de l'Espagne et de l'Europe, aux eaux tumultueuses et dont celles-ci  se confondent entre le Bleu turquoise de l'océan et le Bleu marine de la mer, une barre verticale bien visible, dessinant une frontière 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrivés à Gibraltar, port typiquement Anglais et froid, place forte militaire (depuis 1704, traité d'Utrecht) première nuit dans un hôtel, d'où une vue panoramique sur le "Rocher des singes".

 

 

Le lendemain, départ pour l'Andalousie, la belle, Séville, via Cadix (plus vieille cité d'Europe dont la cathédrale est une succession de dômes et de clochers) , contraste de terres arides et de terres riches nourries par les alluvions du Guadalquivir.

Arrivés à Séville  et  installation à l'hôtel, nous nous sommes promenés dans la ville. Le soir, nous assistions, parmi la foule, aux défilés de chars dont le plus beau était celui de la "Macaréna", vierge adorée, dont  sa robe et son voile faisaient une traîne, Elle avait la plus belle et et la plus riche parure de vêtements et de bijoux. Les chars portés par des cagoulards pénitents, encapuchonnés, tout en blanc ou  tout en noir. certains avaient aux chevilles, des  boulets reliés par une grosse chaîne.

 

 

 

Défilés aux chandelles qui rendaient les nuits magiques. Nous étions tellement happés par la foule qu'à un moment donné André avait disparu. Pris de stupeur, mes parents alertèrent la masse qui se mit à faire des recherches et le trouvèrent apeuré et sanglotant. Dans la semaine nous avons visité la Cathédrale et celle de la Macaréna, sommes montés au sommet de la Giralda, avons fait un tour de calèche dans le "Parqué Maria Luisa"

 

 

 

 

 

Le dimanche Après-midi, nous avons assisté à une Corrida aux arènes. Nous avons suivi le rituel de la corrida :  

D'abord une musique typique annonçant l'arrivée des combattants. Puis la "faena" commence : Les picadors sur leurs chevaux caparaçonnés, munis de leurs lances attendent l'arrivée  du taureau qui,  très excité,  bave de fureur et gratte ses sabots sur le sable. Ensuite le combat commence où s'affrontent taureau contre chevaux, cavaliers démontés, peones, et matadors. La seule arme est la pique, les seules parades sont les passes de cape et les évitements.  Le taureau  doit se montrer d'une extrême agressivité, et, de rage, s'efforcer de  planter ses cornes acérées dans le poitrail du cheval. 

Ensuite, comme une accalmie, le banderillero intervient  avec agilité et acrobatie, il leurre le taureau par ses feintes et pose ses harpons sur l'échine de l'animal pour augmenter la douleur et l'hémorragie.  Puis c'est au tour du matador, la star, effectuant des  passes, tenant d'une main la "muleta", de l'autre son épée. Ces passes permettent  de positionner favorablement le taureau pour atteindre le point "la croix" , c'est l'instant de vérité, le  matador incite l'animal pour le rapprocher  et le tuer "a recibir" Tout ce rituel, sous les "Ollé" de la foule,  ses musiques, les aficionados excitant  ou acclamant le taureau ou le toréador , les habits de lumière.

 Puis le calme revenu, des chevaux ont tiré la victime. La piste étant dégagée, un homme se met à balayer et vient l'annonce de l'ouverture du Toril et l'entrée d'une nouvelle bête.  Le balayeur continue de plus belles, la foule hurle, le taureau lui fonce dessus, il a juste le temps de sauter la barrière. 

Plusieurs fois les taureaux sont passés du côté spectateurs,  la foule était en transe. C'est une ambiance formidable, plus intense que pour un match quelconque.

 

Au retour, nous sommes passés par Xéres ou Jéres de la frontera  (où les vignes croissent dans des terres crayeuses, où les bodegas foisonnent, les immenses prés où paissent chevaux et "toros", de grande race auprès de majestueuses haciendas)  où, il va de soit, Papa acheta un baril de vin apéritif déposé entre André et moi, et de temps en temps, André en buvait une gorgée , au bout de quelques heures, il était saoul et en me prenant par le cou me chantait "aie ma jitana".

Nous avons repris le ferry à Algésiras et avons passé la nuit à Tanger chez des cousins. Ce fut une semaine merveilleuse.

 

 

Mon Grand-père Paternel Ramon Fernandez

: Palmiers nains et Alfa, verrerie

 

L'alfa

L'alfa, Stipa tenacissima L., est une plante herbacée (Graminées) d'Afrique du Nord et d'Espagne (ou spart), elle pousse en touffes d' 1m de haut formant de vastes nappes dans les régions d'aridité moyenne - Hauts plateaux d'Algérie-  utilisée pour la fabrication de cordages, d'espadrilles, de tissus grossiers, de papiers d'impression de qualité, tapis, paniers. D'une façon générale, la fabrication d'objets en fibres végétales se nomme sparterie.
elle présente aussi un intérêt écologique pour lutter contre l'érosion dans les régions de steppes arides. de l'arabe "Halfa", famille des POACEE

 

Il pratiquait le traitement du palmier nain, apporté du bled du sud (terres arides), mouillé, séché et peigné par des « peigneurs » très habiles qui craignaient de se faire faucher les doigts dans les alènes des tambours.

Ces filaments en gerbes étaient filés par des hommes et transformés en liens pour les récoltes et en cordes de diverses grosseurs.

L'alfa était aussi soumis à un traitement compliqué: mis à tremper en paquet pour le faire gonfler, il était porté aux pilons de bois, énormes, actionnés par un gros moteur à gaz. Ces pilons en bois d'eucalyptus étaient taillés en carré par des scies mécaniques chez lui même et montés sur des armatures et supports solides, fabriqués aussi dans ses forges, sous ses directives. Enfoncés dans le sol jusqu'au ras, d'énormes blocs de pierre rectangulaires permettaient aux pilons de frapper, régulièrement en cadence, l'alfa en gerbes que leur présentaient les "pilonneuses". Elles tournaient et retournaient sans arrêt jusqu'à l'obtention d'une gerbe soyeuse et chaude, propre à utiliser ensuite. Des fileuses d'alfa en faisaient des cordes de toutes dimensions jusqu'aux gros câbles. Les pilonneuses, braves espagnoles assez jeunes, étaient accroupies devant les tables de pierre toute la journée.  Ces matières premières, après traitement, étaient envoyées en France ou exportées en Angleterre pour être transformées en papier et autre.

Il a laissé deux brevets d'invention pour une peigneuse à crin végétal et un monte-gerbes utilisé pendant les dépicages d'été des batteuses à blé qu'il possédait et sillonnait le département chez les gros propriétaires où il faisait le prestataire de services en effectuant des battages.

En 1913, il réalisa un projet qu'il étudiait depuis longtemps: Il acheta, en France, toute l'installation d'une Verrerie, qui n'avait pas réussi, et la remonta à Oran, Faubourg Delmonte. Comme il possédait au Sig une carrière de sable Kieselghur, nécessaire à la fabrication du verre, cela l'aida. Il se rendit plusieurs fois en Espagne. à Carthagène, où il se documenta et recruta du personnel ouvrier-verrier puis il fit un stage à Paris à la verrerie de Gobelins. Très vite, ce fut la réussite. On fabriqua toutes sortes de bouteilles, verres et objets divers qui furent bien vendus en Algérie et même en France.  Cette usine avec ses fours effrayants  et les hommes, torse nu, soufflant le verre incandescent. C'était fascinant!                                                      Relique :  Verre gravé aux initiales de ma grand mère
                                                                               dernier vestige d'une épopée

                                           (Ceci, tiré du cahier de ma Tante une des soeurs de mon Père).     

Deux mines exploitaient le kieselghur (ST Denis du Sig). Cette matière, essentiellement composée de silice, provient de squelettes de diatomées ; elle est employée dans la fabrication de la dynamite pour sa porosité qui lui permet d'absorber de grandes quantités de nitroglycérine. Abrasif léger, il entrait dans la composition des pâtes à polir. Exporté à l'étranger. (8 000 tonnes en 1940) sa production entretenait un personnel non négligeable.                                                                    

                                                 Ensuite Création d'une Entreprise de Transports

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                           

Mon Grand Père Henri Camallonga

 

Il était né en Espagne dans la région de "Callosa Del Insaria", près d'Alicante, d'où sont originaires les Camallonga. Après avoir été élevé par son Oncle (Prêtre) et avoir terminé ses études au séminaire, il vint en Oranie rendre visite à son cousin François Camallonga, Propriétaire du "Domaine d'Arbal" à Saint Maur. L'épouse de François "Anne Faurous" avait une soeur "Marie", la maman de ma Grand-mère (donc mon arrière Grand-mère) qui passait la plupart de son temps au Domaine. Ce qui devait arriver arriva, Henri Camallonga s'épris de Rose Lamur/Faurous (ma Grand-mère, sa fille). Ils se marièrent  et restèrent un certain temps au domaine où mon Grand-père, très érudit, commença à s'occuper de la Boulangerie, tout en apprenant le métier de cultivateur. Par son sérieux, ses capacités et son courage, il eut l'opportunité d'acquérir le "Domaine de la Bretonnière" à Saint Leu. Il mena cette propriété de Main de Maître et fit l'acquisition d'une cave viticole à Saint Cloud. Il fut "viticulteur récoltant".  Ils eurent trois filles : Renée, Liliane (maman) et Simone.

Maman me disait que son père parlait le français sans accent. et chose curieuse ma Grand-mère en l'épousant a eu la nationalité espagnole (pourtant ils se sont mariés sur un territoire Français)

Ma Grand-mère, plus tard , au décès de son époux (1930) a dû redemander la nationalité Française.

Ils achetèrent un immeuble 19, Boulevard Sébastopol, face à la clinique "Juan", où mon Grand-père établit ses bureaux au rez-de-chaussée et où ils occupèrent les appartements au-dessus. Renée et Liliane allèrent à l'école maternelle de Madame De Gardonne puis ensuite chez les "Dames Africaines de Mirauchaux" . Ma Grand-mère avait été un certain temps de sa jeunesse, pensionnaire chez les soeurs de Misserghin où les jeunes filles allaient apprendre les bonnes manières et brodaient leur trousseau.

 

                                      La ferme camallonga à St leu la "bretonnière" env. 1925

                                                                    la delauney belleville du Grand-Père

                                                          

 

Yvonne SIGEAN et le Domaine d'ARBAL à Saint MAUR

 

 

Je ne sais pas à quelle époque la famille CAMALLONGA a fait l'acquisition de ce domaine

Voici la description du domaine donnée par Yvonne SIGEAN (99ans) dont le Papa a été le Comptable de Monsieur François CAMALLONGA à partir de 1914. Quelle mémoire!!!!

ARBAL Domaine situé sur la ligne de chemin de fer d'Oran/Hamma Bou Hadjar, il bénéficiait d'une habite de train avec minuscule gare. De la gare, il fallait faire un bon bout de chemin avant d'arriver à la première porte du domaine. La propriété était complètement close de murs, mais les portails d'accés n'étaient jamais fermés (on ne craignait plus,sans doute, les attaques indigènes qui avaient dû se produire au moment de la conquête). Franchissant cette première porte, on se trouvait dans une rue bordée de bâtiments avec de larges trottoirs plantés de beaux arbres. Sur la gauche de cette rue, se trouvaient quelques bâtiments, suivis des écuries, de la boutique d'épicerie, de chambres pour loger des journaliers et, tout au bout, à côté de la 2em grande porte, faisant face à la première, l'appartement de l'institutrice. Sur la droite, un grand bassin, style jardin public, sur le mur extérieur duquel s'appuyait une fontaine qui coulait à gros jet jour et nuit. Tout de suite, après le jardin, on traversait la rue qui montait à l'Eglise(transformée en école). Cette rue franchie, on trouvait toute une suite d'appartements dont celui  du Régisseur, le dernier appartement était le nôtre. En sortant par ce 2em portail, Nos fenêtres s'ouvrant sur cette rue. Parfois, la nuit, les chacals se promenaient sous les palmiers et poussaient leurs vilains cris. une longue route, bordée d'oliviers et de champs où poussaient chardons, roquette, pissenlits,et doucette (mine de sable pour nous) puis traversait des champs de blé et de vigne. En septembre, nous ramassions des quantités d'olives tombées sous les oliviers, puis nous nous installions sur la grosse pierre carrée, devant la maison munis d'un couteau, nous faisions 4 entailles à chaque olive, puis Maman les mettait à dégorger leur amertume dans de grandes jarres. Elle changeait l'eau plusieurs fois et finissait par les mettre dans une saumure parfumée de longues tiges de fenouil séché par le soleil que nous allions cueillir sur les chemins. Enfin, une troisième route menait à un magnifique jardin bordé de haies de géraniums. Nous pouvions courir dans les allées, dans les plates-bandes où fleurissaient de très belles roses. Les plates-bandes étaient bordées de violettes odorantes ou de freesias ou encore d'héliotropes. Je n'ai jamais oublié tous ces parfums. On trouvait dans ce jardin des jujubiers, oranger, citronniers, et nous nous gavions de fruits. Il y avait dans un coin du parc, une petite grotte avec une statue de la Vierge et nous ne manquions jamais d'aller changer les fleurs des vase qui ornaient ce minuscule autel. Face au jardin de la fontaine, il y avait l'allée des poulaillers. Après cette allée, un grand jardin exotique bordait la grande maison des Camallonga, au milieu du jardin se trouvait un gros bananier et un bassin,avec poissons rouges avec colonne couverte de cresson d'où sortait un jet d'eau A droite de la maison des propriètaires, l'église, transformée en école, accueillant les enfants du Domaine(environ 40, de la maternelle au certificat d'études). L'autel était caché par des portes coulissantes devant lesquelles était installé le bureau de l'Instutrice, face à elle, des petits bancs et pupitres La Maison des propriètaires le rez de chaussée était,occupé par des bureaux et magasins, avec vue sur le jardin exotique. au premier étage, les appartements : une grande entrée avec un meuble lavabo qui donnait sur un immense salon avec, au plafond, un énorme éventail qui avait dû, autrefois, être manoeuvré par un nègre, mais je ne l'ai jamais vu fonctionner. Puis une salle à manger monumentale, pour les grandes réceptions, suivie d'une salle à manger plus modeste, pour environ 20 convives, puis une pièce servant de salle de travaux féminins ou de lecture et enfin une succession de chambres à coucher. Toutes les pièces s'ouvraient par des portes-fenêtres donnant d'un côté sur une très belle véranda carrelée, bordée d'une balustrade blanche avec vue sur le jardin exotique et de l'autre côté sur une véranda plus modeste, avec vue sur le jardin potager/verger. La véranda était si vaste que l'on remarquait à peine le piano. A droite de l'église se trouvait un chemin qui menait au four du Boulanger qui assurait, tous les jours, le pain du domaine, il faisait cuire nos mounas de pâques..Le service de la maison était assuré par quelques femmes dont cuisinière, laveuses, femmes de chambre etc...L'institutrice était Melle AUPETITGENDRE...Maman enseignait le catéchisme aux enfants, faisait la lecture  au salon et brodait le linge du domaine...Les Camallonga recevaient beaucoup en fin de semaine, amis, famille, relations importantes, parmi les invités certains possédaient quelques talents de Société; Madame Emilie MUGNIER se mettait au piano et chantait des airs d'opéra, Monsieur PROST, déclamait des poèmes. Nous étions toujours invités avec l'institutrice, à ces soirées musico-intellectuelles. Nous prenions grand plaisir à ces réunions où l'on dégustait des gâteaux et les "mistelles" du domaine. Nous nous nourrissions des produits de la ferme, pour le lait, il y avait quelques vaches. à l'épicerie, nous trouvions, légumes secs, sucre, épices, café, conserves, fruits secs, huile etc.. .Des marchands ambulants nous approvisionnaient en viande et poissons, une fois par semaine. Monsieur Camallonga avait un beau troupeau de cheveaux, avec son régisseur, ils parcouraient son domaine à cheval, tous les soirs le troupeau rentrait aux écuries. Puis Monsieur François Camallonga  a épousé madamoiselle  LANOE (des moulins), la jeune mariée a préfaré vivre, à Oran, ils ont ouvert un bureau à Oran où mon père a été muté et nous avons quitté le domaine... 

Merci à Yvonne pour son excellente mémoire et son récit. A 98 ans elle vient de faire l'acquisition d'un ordinateur....c'est pas beau ça?????????????? qui dit mieux!

                                           Ecole du Domaine : Yvonne est la petite fille au gros noeud et tablier à carreaux env. 1915  

 

 ORIGINES du domaine de du Pré de Saint Maur à Arbal
Au sud du bassin fermé de la Sebkha, la première installation française est celle d'un grand colon, le plus en vue de la province d'Oran, Jules du Pré de Saint Maur, qui peut affronter la comparaison avec le baron de Vialar à Boufarik, dans la banlieue d’Alger.  Ce gentilhomme breton est attiré, en 1844, à Oran, par son ami le commandant d'Illiers, l’aide de camp du général de Lamoricière, tous deux officiers et auteurs du projet de colonisation de la province datée de 1847.
Il souhaite attirer autour de lui des paysans de France,. C’est un pionnier de notre occupation sur le sol algérien. En 1845, Lamoricière lui propose de créer un centre agricole, soit dans la plaine des Andalouses soit sur le beylick de l'Arbal. Il se décide pour le second. L'emplacement est fertile, mais isolé et le Tessala lui parait avec raison, plus riche en ressources en eau. La plaine est alors pacifiée. Walsin Esterhazy, lors d'une mission dans la région d’Oran, signale en 1843, que deux parties seulement sont mises en culture au Khémis et à l'Arbal. Ces 2 terres domaniales sont cultivées sous l'autorité d' oukils, intendants peu dévoués, qui louent 25 sebkas soit environ 250 hectares, à des indigènes pour 2 douros ou 10 f rancs or. Ils les font fructifier par des touïza, qui sont des entraides collectives ou corvées  demandées au Zmélas autour de Khémis et aux Douaïrs à l'Arbal.
Après avoir épousé une énergique béarnaise, Saint Maur adresse au roi Louis-Philippe sa demande de concession. Il ne vient pas chercher une fortune mais risquer la sienne pour produire « sur une terre arrosée du sang français ». On ajoute foi à ses déclarations, comme celle des premiers colons « aux gants jaunes » (NDLR : quand on dit d'un homme qu'il porte des gants jaunes, c'est une manière concise de dire un homme comme il faut. D’après Alphonse Karr en 1841)

Ainsi que le dit l’inspecteur de la colonisation Pignel, dans son rapport à la chambre consultative d'agriculture d'Oran en mars 1851, « il en est des colonies agricoles et des centres comme des grandes entreprises industrielles et commerciales. Non seulement ceux qui les défendent ne s'enrichissent pas, mais encore malheureusement ils succombent à la peine, et d'autres viennent recueillir le fruit de leur labeur ».

 La première concession. En novembre 1841, il obtient une concession de 940 hectares sur la propriété domaniale d'Arbal à 27 km d'Oran. Il doit servir une rente de 1 F par hectare, à partir du 1er janvier 1850, construire un bâtiment carré de 50 m de côté, susceptible d'une bonne défense, divisé en logements de maîtres, fermiers et ouvriers, ainsi que de grands magasins, le tout entouré de fossés, en bloquant une superficie de trois hectares.  

Il doit aussi établir sur la propriété, à titre de fermiers, métayers ou colons partiaires, vingt familles de cultivateurs, dont la moitié au moins françaises, que le concessionnaire doit pourvoir en logements et en matériel d’exploitation, en bestiaux et en instruments aratoires. La pacification à peine achevée, on commence la construction de la ferme. Les propriétaires n'ont qu'une tente pour toute demeure. Comme le dit Lamoricière qui reçoit la soumission des débris de la smala d’Abdelkader à l’Arbal, « quelque chose de grands s'achève, la conquête par les armes. Maintenant il s'agit de conquérir la terre par la colonisation. »  

C'est la même formule que celle de  Bugeaud  « ense et aratro » (NDLR : par l’épée et la charrue). Deux ans auparavant, presque jour pour jour, la commune de Misserghin  était créé au nord de la Sebkha. Dans une région exclusivement indigène, le métier de colon n'est pas une sinécure. L'isolement pèse, la nostalgie de la France gagne. Les colons ne peuvent écouler facilement leurs produits, considérés comme étrangers pour la métropole.  

Du Pré de Saint Maur s'inquiète de cette situation. Il propose au ministère la révision des tarifs douaniers. Il se révèle être un chef. Lorsque le choléra frappe la province en 1849, il est à l’Arbal au milieu de ses ouvriers atteints par le fléau. La même année, il demande sur le conseil de son gérant,Héricart de Thury, le prêt d’étalons, de béliers, de verrats et autres animaux reproducteurs. La perte des récoltes durant la sécheresse persistante de 1849 et 1850, et par les intempéries de 1851, ne l’abattent pas.  Au contraire, il chercha à agrandir et à améliorer son exploitation agricole. (...)

 La sécheresse de 1849 et 1850.

Il sollicite une importante concession en 1850 par besoin. Sa demande suit immédiatement les désastres que les colons ont éprouvés en 1849 et 1850. La sécheresse persistante a entraîné beaucoup de ruines, de découragement, et de renoncement. Son gérant, un agronome des plus distingués, s’exprime au sein de la commission d'agriculture en mai 1850 : « beaucoup ne récolteront même pas de quoi nourrir leurs bestiaux de travail. À quelques exceptions près, pas un de nous n’est en état de résister à une chose pareille, nos propres ressources sont épuisées par les travaux de défrichement et de construction ». (...)

La question de l'eau

Nullement découragé, du Pré regarde autour de lui. Sur 9 années agricoles de 1841 à 1850, son gérant n’en compte que 2 de très bonnes, 3 de bonnes, 2 de médiocres, une de mauvaise et une nulle. Les désastres qu'ils ont éprouvés leur ont fait bien voir que sans eau on ne peut rien faire dans le pays. En recherchant l'eau nécessaire à la fertilisation de ses terres, il convoite l'oued Tamzoura qui renferme une source suffisante pour abreuver ses troupeaux et quelques hectares de terres.  

L'ancienne propriété domaniale est sillonnée de quatre ruisseaux profonds, notamment le Temtraya qui a de l'eau presque tout le temps, puis les oueds el Aricha et el Melah susceptibles de devenir des réservoirs d'eaux pluviales, utiles pour féconder la plaine. S'il obtient une concession supplémentaire, il dispose de toutes les sources et prises d'eau qui l’irriguent.

la ferme modèle

L’inspecteur montre qu'une ferme modèle peut tenter des essais  de cultures, à l'échelle normale de la production, alors que les pépinières les effectuent sur des sols artificiels et des superficies exiguës. Malgré la position excentrée du domaine d'Arbal et la difficulté des communications pour s'y rendre le ministre lui accorde en janvier 1872, le titre de ferme modèle.(...)

 En octobre 1852, 412 nouveaux hectares viennent s'ajouter à la concession primitive, moyennant le service d’une rente annuelle d'un franc par hectare concédé, la mise en état de culture en quatre ans, et la plantation de 25 arbres forestiers ou fruitiers par hectare, ou à défaut, la dépense de 300 F par hectare pendant la première année. Du Pré possède plus de 1350 hectares. Un des premiers, il entreprend des cultures industrielles notamment celle du coton, et pratique l’élevage sur une grande échelle. Ses dépenses ont atteint la valeur de 700 000 F. Le général commandant la province d'Oran convient que ce chiffre est peu en rapport avec l'étendue des terrains qu'il occupe, notamment ceux de parcours sont insuffisants pour entretenir ses troupeaux.(...)

Du Pré est à la tête d'une plus grandes concessions de la province avec 2017 hectares augmentés en 1875 de 75 ares pris sur les lots de culture d'Arbal.

En 1859, il a fait en tout un million de francs or de dépenses. Il a bâti au milieu d'un mur d'enceinte, une maison d'habitation avec jardin d'agrément, logements d'ouvriers européens, chambres de travailleurs marocains, écurie, étable, hangar, chapelle, école, boulangerie, brasserie, distillerie, forge, ateliers de charronnage, tuilerie, moulin à vent, silos en maçonnerie de 9000 hl. Ce domaine particulier à l'allure d'un bordj, c'est-à-dire d'un village fortifié groupant 3 employés, 25 familles d'ouvriers européens, et les ouvriers marocains c'est-à-dire 105 habitants. Du Pré continue a capter les eaux de la montagne que des conduits amènent sans perte sur les champs. Au début de 1863, il fera creusé à ses frais un barrage réservoir pour recueillir les eaux de pluie et des torrents.  Brève biographie de du Pré de Saint Maur

Jules du Pré de Saint Maur naît au château de Launay Quinart le 24 septembre 1812, près de Saint Malo, dans la propriété de son grand père materne,, le comte de Vigny. Il passe son enfance au château d’Argent en Berry, propriété de son père et berceau des du Pré de Saint Maur. Il fait des études classiques à Juilly. Il fait preuve d’une intelligence d’élite.  

Il parcourt ensuite l’Allemagne, le Suède, la Russie puis part à Jérusalem par Rome et Constantinople et visite l’Egypte. Au moment de prendre l’Arbal, il épouse Clémence de Laussat, d’une famille béarnaise et trouve la compagne dont il a besoin.

Au cours de sa lutte contre les bureaux arabes, il proteste chaque fois au nom des intérêts de la colonisation européenne, à la chambre consultative d'agriculture comme au conseil général d'Oran, qu'il préside tous les deux, et comme au conseil supérieur de gouvernement d'Algérie dont il est vice-président. Il s'attache à  montrer les colons  travaillant sans relâche  au développement de la colonisation avec l’espoir, sans cesse ajourné, de voir naître le pays à la vie civile.  

Outre son œuvre à l’Arbal il participe activement à la formation d’une compagnie de chemins de fer, et devient administrateur des Chemins de Fer Algériens. Il crée la société de secours mutuel d’Oran. Pendant le siège de Paris il reprend du service militaire et défend la capitale où il a des immeubles.  

Ses 2 fils ainés sont sous les drapeaux. Malgré la limite d’age, il parvient à se faire enrôler en se joignant à son plus jeune fils, trop jeune à l’époque pour être conscrit et tous 2 servent dans les rangs du 69° bataillon de la Garde Nationale. Durant 30 ans de sa vie de colon, aucune affaire algérienne d’importance ne s’est traitée sans lui.  

Il meurt à Oran le 14 octobre 1877.Ses funérailles sont imposantes et tous, même ceux qui étaient en désaccord avec lui y participent. Ce colon  « aux gants jaunes », patron aimé et initiateur agricole, entouré de collaborateurs de premier plan, comme Héricart de Thury, a joui d'une certaine popularité. Le conseil général d'Oran, de 1861, parle de lui en des termes flatteurs. Certains de ces employés vont essaimer dans les concessions des villages voisins en création et en apportant leurs connaissances et leur expérience.(...)

A la ferme d'Arbal, on se préoccupe d'élever une chapelle, une pierre prélevée, à titre de symbole dans les ruines romaines toutes proches, servit à bâtir l'Autel. Deux tentes furent disposées, l'une rapportée de Palestine abrita des hôtes, le vicaire général d'Alger, l'abbé Suchet et le père Pascalin ainsi que le Marquis de Montigny, sous l'autre les propriétaires d'Arbal. Une messe solennelle fut dite. En 1855, le colon d'Arbal fut le promoteur de l'édification de l'église de St Denis du Sig. En 1877, le colon d'Arbal s'éteignit à Oran.

 

 

 

Avec le BOUYOUYOU en route pour......HAMMAM-BOU-HADJAR      (document de François RIOLAND. l'Echo de l'Oranien° 90 de juillet-Août 1973)

Avant d'atteindre les abords de la morne plaine de la m'leta, plus ou moins éloignés de ce long serpentin qu'était autrefois la voie étroite, vont défiler sus nos yeux, en forçant plus ou moins notre esprit et en ouvrant grand notre coeur, l'hippodrome du figuier, le vivant village de La Sénia et l'aéroport à cheval sur cette commune et sa voisine Valmy, autre coquette entité , la base aéronavale de Lartigue.

Encore quelques instants de rêve et nous bifurquions vers le lac salé, cette Sebkhra dont, durant des lustres, la haute administration étudia la possibilité de l'assécher, en vue de la livrer à la culture...De quoi? on peut encore se poser la question. En attendant, elle fut le champ de tir de l'Artillerie du 2ieme groupe puis du 66ème RAA et de l'Aviation. Là-bas, sur notre gauche, direction Sud-Est pour être précis, se profile le petit village de Tafaraoui, couché, à vol d'oiseau, à quelques kilomètres des collines truffées de grottes du Tessalah, centre isolé parmi ses céréales à faible rendement. Et puis, voici l'agglomération d'Arbal et le fameux Domaine Camallonga, où oeuvraient des condamnés de droit commun, puis de nouveau la morne plaine écrasée de soleil et de vapeurs, jouxtant sans cesse le lac, et puis encore la halte à Saint Maur, rappelant le nom (du pré de Saint-Maur) d'un céréaliculteur de la dure époque, mais aussi celui d'un homme politique qui défraya longtemps la chronique oranaise. Entre la Monarchie de juillet et les débuts de la IIIème République. Ecoutez ce qu'en dit Roland Villot, le regrété pharmacien d'Arzew, dans son ouvrage "la vie politique à Oran" un vrai reliquaire passionnant : "étrange destin que celui de cet homme qui, réactionnaire en 1848, libéral sous l'Empire, conservateur sous la République, et, à tout prendre, Frondeur sous les trois régimes, ne put accéder jamais aux postes où il eût pu donner sa mesure"

Et puis voici d'autres haltes sans nom, sinon celui d'un vénéré marabout ou d'un douar proche, où descend et monte tout un monde hétéroclite chapeauté d'énormes boumentels, ces couvre-chefs en paille quasi-frères des sombreros d'Amérique latine, les uns chargés de volailles  diverses piaillant haut et ferme et de couffins d'oeufs recouverts de paille, les autres de toutes sortes de ballots plus ou moins bien serrés et ficelés, voire d'un agneau ou d'un chevreau ; c'est aussi le spectacle d'un clapier ambulant ou déambulant d'un wagon à un autre, ou encore d'un poulailler, pour ne pas dire d'une ménagerie occupant toute la plate-forme. Entre nous, c'était une belle époque où n'existait pas encore la DDT., mais très heureusement la "Marie-Rose", unique produit efficace contre certains parasites. Mais ne nous émouvons pas trop à ce sujet, d'autant que nous voici presque à l'arrêt d'Aïn-El-Arba. Jusque-là, anciens de toute cette région qui ne brillait guère, vous aurez évoqué la mémoire des hommes de bien disparus, ou en exil, ayant oeuvré non sans peine dans ces parages : les Andréo, les Chèze, Huertas, Azorin, Préfume, Cara, Renoux, Stoumen, ceux de "l'Etrier oranais" et de toutes les industries installées tout particulièrement sur le territoire de La Sénia, et son dernier maire, le Docteur Parrés, dont le dévouement à la chose publique méritait un autre sort. Mais n'oublions pas non plus ceux dont les noms frappaient notre esprit au fur et à mesure qu'avançait notre petit train, à Valmy : Les Bazet, Mercadier père et fils, Lafumat, Long, Ramade : de Tafaraoui j'ai le souvenir mais lointain des Pitollet, celui plus récent du souriant Sandouk, d'autres noms sont au bout de mes lèvres : Lamasse, Assenci, Victori (le père surtout) qui fut maire d'Aïn-El-Arba, son fils aussi du reste, qui serait encore dans la région, les Gouré, les grandes famille des Bohé, des Belda, Buffalan, auxquelles il faudrait encore ajouter les descendants des constructeurs de cette petite cité, les Pitt, Brottier, Bourde, Gomez, dont le fils aîné, médecin, fut lui aussi pendant quelques temps maire du village... Faisons un retour en arrière, avant d'atteindre la halte de cette chronique, à l'aérodrome civil de La Sénia, pour retrouver les images des jours heureux du temps passé. En cet instant même je revoie les grandioses festivités dues aux mordus du manche à balai : les servies, Paolacci, combien toujours regretté ce dernier ! les Poutingon, Aupy, Lévecque... et les silhouettes des merveilleux acrobates de la voltige aérienne, les Detroyat, les Doret....puis toutes les grandes figures de notre aviation, partant de la Sénia à la conquête de records, d'autres du sahara. C'était ça la belle époque de bien de nos concitoyens ou compatriotes d'Oranie, et avec quelle passion, quel désir de servir, ils la vivaient!. Depuis de longues minutes, d'Aïn-El-Arba à vrai dire, nous pouvons chantonner "la voilà la jolie vigne..." et, si le coeur vous en dit, nous pouvons en même temps sauter à terre acheter de la volaille, des oeufs, des asperges sauvages, des épices, des plantes médécinales (la yerba buena entre autres), des arbouses ou des figues de barbarie, des brasées de fleurs des champs de toutes teintes, et rattraper au vol votre wagon, après avoir piqué seulement un 100 mètres... Et comme il n'est nullement nécessaire d'attendre la halte régulières du "bouyouyou", autant mettre à l'instant même les pieds à terre, sans nous presser. Puisque nous sommes à deux pas de la cité et que nous n'avons d'autres bagages que notre coeur et nos souvenirs... Et hop, ça y est ! Regardons, écoutons et imaginons les jours où la voix de la France était la nôtre. Oui, regardons, écoutons quelques ombres et méditions, car depuis douze ou treize années, que d'anciens ont disparu, qui ont marqué le lieu d'une empreinte exceptionnelle, entre autres les Muller, Roux, Vergobbi, et tout récemment Ernest delage, l'avant-dernier maire, si j'ai encore bonne mémoire.  Et combien d'autres encore avaient, comme on dirait au temple "terminé leur course", au temps où nos couleurs flottaient allègrement, d'abord sur la première maison commune, les Boireaud, les Michel.

A ce sujet, il me faut vous dire que les chefs des vieilles familles, encore choqués malgré le temps écoulé, citent aux voyageurs qui passent des noms qu'ils ont encore à l'esprit, des patronymes qu'ils ne sont pa prêts d'oublier : pastor, Pitt, Bouche, Vergobbi, Everlet, Cottin, Vigne, Lopez, Lévy, Chamuel, rol, Ryckwaert, Andréoletti, Amie, Cardona, Faurous, Eysserie, Muller, Riot, Vautherot, "le Père Mouillot"... Combien d'autres, en fermant les yeux, ont cru passer le flambeau aux continuateurs de la tâche entreprise à l'origine par l'aïeul, il y a plus d'un siècle, et dans quelles conditions ! ayons une pensée à l'endroit de ces autres anciens, aux héritiers des précurseurs qui avaient noms Saint-Jean, Etienne, Fonteyraud, Montero, Laffargue, rico, Brusseaux...

Savez-vous, amis connus et autres, bonnes gens de ces lieux évoqués et d'ailleurs, que le monument perpétuant la mémoire des fils de Bou_Hadjar morts pour la France, heureusement sauvé par l'un des vôtres : Gaston Montamat, a été remis sur pied en l'accueillante cité de Saint Raphaêl? Que de fois, dans cette collectivité administrée par un ancien interne de l'Hopital d'Oran, le Docteur Girod, l'ai-je longuement contemplé! En pensant à vous aussi, Docteur-vétérinaire Boismery, dernier maire du plus grand centre mondial de production de vin rosé, "ce nectar spirituel", ainsi que le désignait après l'avoir apprécié, il y a déjà bien des années, un préfet allemand du BadeWurtemberg. Cela étant dit, allons faire un p'tit tour au fer à Cheval, aux bains, à l'environnement . Quel havre merveilleux et accueillant, reposant, abondamment fleuri, où domine la rose !... A Présent, revenons sur terre, et allons jeter un dernier regard à ce bel Hôtel de Ville, le plus bel ornement de la cité perdue, et aussi à cet autre qu'est le Centre Médico-Scolaire, consécration d'un texte législatif émanant, dit m'Histoire, de l'abbé Sieyés, "que la convention n'eut pas le temps de voter" dans lequel il était recommandé "qu'un officier de Santé du district visite dans les quatre saisons de l'année toutes les écoles nationales, examine les enfants et indique en général et en particulier les règles propres à fortifier leur santé". C'est ce qui se faisait toutes les semaines au CMS de Bou-Hadjar, n'est-ce pas docteur Montero? pour dépister les maladies congénitales, pour soigner le trachome sous la direction d'un personnel qualifié qui procédait tant au point de vue clinique qque radiologique. Reprenons notre périple après un dernier regard aux coquets logements à loyer modéré, comptant trois ou quatre étages au maximum, édifiés en un lieu agréable, avec autrement du bonheur, de goût pour tout dire, que ceux que nous voyons ici, ça et là, dans la région parisienne notamment, véritable défi au bon sens, à la valeur de l'homme. Mais laissez-moi vous dire, entre parenthèses, sans exagération aucune, la description qu'en a faite quelqu'un qui revient de là-bas (mai 1973) un homme de l'art pour préciser, chargé d'une étude générale pour la région de l'Ouest oranais qui, au lieu de rédiger son rapport, a préféré prendre le large : peut-être a-t'il craint d'être rémunéré en monnaie de chaadi....

"des cages à poules, pour ne pas dire le mot, n'est-ce pa, des bergeries alter ego de celles vues déjà à Oran, aux cités Mimosas, des Troènes, de Gambetta où, de surcroît, tout ce qui concerne le sanitaire, la robinetterie, la canalisation et même l'exécutoire... naaturel est à remplacer depuis longtemps déjà. "A remplacer! pourquoi, puisque la rue est là, toute proche," où l'on peut se laver les ...pieds à des bornes-fontaines de création récente, sous la surveillance, combien odorante, des...sentinelles traditionnelles!"

De l'oeuvre grandiose que vous avez dû abandonner, il ne restera, bientôt plus que des décombres....à l'aide de quoi on élèvera des bidonvilles de style moderne!

 

Beau voyage, bien décrit...comme si nous y étions... En 1973, déjà, l'avenir dégradant du pays était bien avancé. Hommage à tous ces hommes : terriens, administrateurs, militaires, etc...qui ont oeuvré plus d'un siècle,  pour que l'Algérie soit fière d'être française et qu'un seul homme un traite à la Nation a anéanti par ses mensonges et sa vanité. J.E

 

 

Photos  d'Oran

 

 

 

Dernier regard sur Oran 04 Novembre 1964 la veille de notre grand départ

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lucifer, Moi, Valérie et son lapinot, 1heure  avant le départ pour La Sénia

 

 

 

 

 

 

 

ADIEU ORAN LA JOYEUSE (photos personnelles)

                                                           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ALBUM DE PHOTOS D'ORAN de RACHIDA 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                  ocelyne Estève   

 

أستف جوسلﯿن